sexologie

20 janvier 2017

Formation Walben par correspondance

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Bonjour, la formation Walben s'adresse aussi à ceux et à celles qui désirent suivre des cours de sexologie clinique et de thérapie conjugale par correspondance.

Coût total : 2000  euros 

Formateurs : Djamel Benouis et Olivier Walmacq

Numéro de tél : 06 67 45 07 57

ou par mail : olivier.walmacq@gmx.fr

 

Les cours :

Histoire de la sexologie et les grandes définitions de la discipline 

La consultation en sexologie clinique

Ce qu’il faut savoir d’un point de vue administratif, conseils pour développer son réseau, les erreurs à ne pas commettre

L’essence du désir

Evolution de la pornographie

hypersexualisation

hypersexualité 

La passion : définition, mythes et croyances 

Le paradoxe de la passion : définition et conséquences 

La sexualité masculine et féminine : les principales notions

Les personnalités du dominant et du dépendant 

Les couples heureux versus les couples malheureux 

La dysfonction érectile ou les troubles de l'érection

Cerveau masculin versus cerveau féminin : les différences entre les hommes et les femmes

Les besoins des hommes et des femmes dans leur couple 

L’éjaculation précoce 

Cancers et dysfonction érectile 

Les principaux conflits conjugaux 

Evolution de la sexualité  

La consultation en thérapie conjugale 

Les troubles du désir sexuel 

Anorgasmie, vaginisme et dyspareunie 

Sexualité du troisième âge

Les troubles sexuels identitaires 

Les paraphilies

Mise en situation professionnelle 

Cas concrets

But de former de nouveaux sexologues et thérapeutes conjugaux


19 janvier 2017

Formation Walben sur Paris : un programme de formation de sexologie clinique et de thérapie conjugale

sexologie

Programme de la formation Walben : formation de sexologie clinique et de thérapie conjugale

7 heures par jour sur six jours, coût 2 500 euros, payable en deux fois, formation sur Paris, prochaine session au mois d'avril 2017 en discontinu.

Formateurs : Djamel Benouis et Olivier Walmacq

Numéro de tél : 06 67 45 07 57

ou par mail : olivier.walmacq@gmx.fr

 

Les cours :

Histoire de la sexologie et les grandes définitions de la discipline 

La consultation en sexologie clinique

Ce qu’il faut savoir d’un point de vue administratif, conseils pour développer son réseau, les erreurs à ne pas commettre

L’essence du désir

Evolution de la pornographie

hypersexualisation

hypersexualité 

La passion : définition, mythes et croyances 

Le paradoxe de la passion : définition et conséquences 

La sexualité masculine et féminine : les principales notions

Les personnalités du dominant et du dépendant 

Les couples heureux versus les couples malheureux 

La dysfonction érectile ou les troubles de l'érection

Cerveau masculin versus cerveau féminin : les différences entre les hommes et les femmes

Les besoins des hommes et des femmes dans leur couple 

L’éjaculation précoce 

Cancers et dysfonction érectile 

Les principaux conflits conjugaux 

Evolution de la sexualité  

La consultation en thérapie conjugale 

Les troubles du désir sexuel 

Anorgasmie, vaginisme et dyspareunie 

Sexualité du troisième âge

Les troubles sexuels identitaires 

Les paraphilies

Kinésithérapie et autres méthodes

Mise en situation professionnelle 

Cas concrets

But de former de nouveaux sexologues et thérapeutes conjugaux

Perversion et paraphilie

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Perversion/Paraphilie


Longtemps, le terme « perversion » a désigné les pratiques sexuelles qui étaient considérées comme hors normes et en tout cas socialement réprouvées. Ce terme était extrêmement ambigu car il désignait également la perversion morale.

C’est ainsi qu’est né le concept de paraphilie, dont l’intérêt est de ne pas se définir en référence à une culture ou à une morale, mais de décrire quelles sont les sexualités qui peuvent être considérées comme pathologiques :

le terme de « paraphilie », correspondant à une pratique sexuelle déviante, a ainsi remplacé l’expression « perversion sexuelle », y compris dans le domaine de l’expertise judiciaire.

Il faut savoir également différencier l’acte de l’auteur: une personnalité pathologique perverse peut avoir, ou non, une sexualité paraphile. À l’inverse, une paraphilie peut être commise par quelqu’un n’ayant pas une personnalité perverse : c’est le cas de sujets frustes, comme par exemple des déficients intellectuels où la paraphilie peut alors n’être que circonstancielle, ou de sujets, quelquefois psychopathes, mais pas toujours, sous emprise de l’alcool ou de différentes drogues comme l’ecstasy. . .

Le terme de « paraphilie » est aujourd’hui employé dans la plupart des classifications modernes notamment celle du DSM IV.R

Dans le DSM IV.R, la paraphilie désigne « un fantasme, une impulsion ou un comportement sexuel récidivant et sexuellement excitant, survenant depuis au moins six mois et provoquant un désarroi cliniquement significatif ou une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans d’autres domaines importants ». Il s’agit donc bien d’une sexualité pathologique, qui entraîne une gêne, une souffrance chez le sujet en compromettant son insertion sociale.

 

Lien de l'article sur : http://www.urofrance.org/sites/default/files/fileadmin/documents/data/PU/2013/v23i9/S1166708712006306/main.pdf, "Pratiques sexuelles déviantes, paraphilies, perversions", P. Blachèrea , F. Cour, 2012

 

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17 janvier 2017

Les paraphilies : introduction

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Les paraphilies

 

"Les pratiques sexuelles déviantes sont appelées dans la nomenclature actuelle des paraphilies. Cette entité clinique correspond à toute pratique sexuelle étiquetée « hors normes » par rapport aux critères concernant les actes sexuels de la société où vit le sujet.

Elle répond à des signes précis, en premier lieu la souffrance induite par ce trouble ou une altération du fonctionnement social, professionnel, familial. Les paraphilies de type pédophile ont des critères stricts d’âge, la victime devant avoir moins de 16 ans, avec une différence d’au-moins cinq ans avec l’auteur de l’acte. Les actes sexuels considérés comme illégaux sont des délits ou des crimes, selon leur gravité, sanctionnés par le Code pénal. En langage courant sont toujours utilisés les termes de pervers et perversion. Ce concept est différent de celui de paraphilie : un pervers pouvant, ou non, avoir un comportement sexuel paraphile. Pour faire le diagnostic d’un trouble de la personnalité de type pervers, il faut que tous les critères soient réunis : narcissisme, utilisation de l’autre comme objet pour son propre plaisir, avec au premier plan des mécanismes de déni et de clivage de la personnalité en double facette qui enlèvent tout sentiment de culpabilité au pervers.

Le traitement médicamenteux des paraphilies est insuffisant à lui-seul, car les mécanismes de déni sont tels que seules les pulsions sexuelles y sont accessibles, avec un risque important de récidive. Seule une prise en charge psychothérapique associée peut permettre de modifier les composantes pathologiques d’une personnalité perverse.

L’urologue est susceptible d’être confronté dans sa pratique quotidienne à des patients ayant des pratiques sexuelles déviantes, appelées maintenant paraphilies. Ceux-ci peuvent présenter un trouble de la personnalité de type pervers. L’urologue doit connaître les caractéristiques principales de ces différentes entités cliniques afin d’éviter des erreurs de prescription, notamment un traitement androgénique, et de proposer une prise en charge psychiatrique adaptée".

(lien de l'article disponible sur : http://www.urofrance.org/sites/default/files/fileadmin/documents/data/PU/2013/v23i9/S1166708712006306/main.pdf, Pratiques sexuelles déviantes, paraphilies, perversions, P. Blachèrea , F. Cour, 2012)

 

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15 janvier 2017

Programme de formation de sexologie clinique : Formation Walben

Programme de la formation Walben : formation de sexologie clinique et de thérapie conjugale

7 heures par jour sur six jours, coût 2 500 euros, payable en deux fois, formation sur Rouen (rue du Champmeslé, à côté de la cathédrale), prochaine session entre le 15 et le 28 février 2017 en discontinu.

Formateurs : Djamel Benouis et Olivier Walmacq

Numéro de tél : 06 67 45 07 57

ou par mail : olivier.walmacq@gmx.fr

 

Les cours :

Histoire de la sexologie et les définitions de la discipline

La consultation en sexologie clinique

Ce qu’il faut savoir d’un point de vue administratif, conseils pour développer son réseau, les erreurs à ne pas commettre

L’essence du désir

Evolution de la pornographie

hypersexualisation

hypersexualité

La passion : définition, mythes et croyances

Le paradoxe de la passion : définition et conséquences 

La sexualité masculine et féminine : les principales notions

Les personnalités du dominant et du dépendant

Les couples heureux versus les couples malheureux 

La dysfonction érectile ou les troubles de l'érection

Cerveau masculin versus cerveau féminin : les différences entre les hommes et les femmes

Les besoins des hommes et des femmes dans leur couple

L’éjaculation précoce

Cancers et dysfonction érectile

Les principaux conflits conjugaux

Evolution de la sexualité  

La consultation en thérapie conjugale 

Les troubles du désir sexuel 

Anorgasmie, vaginisme et dyspareunie

Sexualité du troisième âge

Les troubles sexuels identitaires 


Kinésithérapie et autres méthodes

Mise en situation professionnelle 

Cas concrets

But de former de nouveaux sexologues et thérapeutes conjugaux


04 décembre 2016

Formation pour devenir sexologue et thérapeute de couple

La prochaine session de formation pour devenir sexologue clinicien et thérapeute conjugal se déroulera a partir du 15 janvier

2017 à Rouen rive droite. Cette formation vous permettra de vous installer en libéral et d'exercer votre future profession.

Aujourd'hui, la demande est croissante et les couples en crises son nombreux. Pour nous contacter, cliquez sur la rubrique "Contacter l'auteur".

Voici le programme de la formation :

La sexualité masculine et ses généralités

 

Les troubles de l'éjaculation

 

La dysfonction érectile 
Les IPDE5

 

Cancer et sexualité 

 

La sexualité au fil des âges

 

Les troubles de l'identité sexuelle 

 

La sexualité féminine et ses généralités

 

Les troubles du désir sexuel 

 

Comment mettre en place son cabinet sexologique et de thérapie conjugale ? Les méthodes, le travail administratif et le développement de son réseau. Les erreurs à ne pas commettre

 

L'évolution et l'histoire de la pornographie

 

La passion et le paradoxe de la passion 

 

L'évolution du désir au cours de l'histoire : les différences entre le désir, l'amour et la passion, neurobiologie des cerveaux masculins et féminins, phallus versus fascinus, impact du féminisme dès les années 1970

 

Iniatiation à la thérapie conjugale

 

Mise en situation professionnelle avec des cas concrets de thérapie sexologique et de thérapie conjugale

 

 

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23 janvier 2016

stimulateur de sexualité

Pour vous messieurs, nous avons mis au point un stimulateur sexuel 100 pour100 naturel.

Issu de sélection de plantes aphrodisiaques, ce produit permettra de stimuler votre libido, d'augmenter votre performance sexuelle et d'avoir une meilleure rigidité du corps caverneux. Résultat garanti. Vous comblerez votre partenaire. Aucun effet indésirable et vendu uniquement aux blogueur.

Prix 40 euros

Pour toute commande, passez par la rubrique "contacter l'auteur"

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sexualité et maladies mentales

Chers blogueurs(euses),un article sur la santé mentale et la sexualité va bientôt être publié. Cet article sera dédié aux traitements qui font baisser la libido. Comment retrouver du plaisir quand on est atteint d'un trouble psychique ? Quelle hygiène de vie adopter ?

A bientôt

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20 janvier 2016

Viagra pour les femmes

Vigaline : la capsule de stimulation sexuelle conçue pour les femmes permet d'augmenter le plaisir sexuel, la libido, l'endurance sexuelle.

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Il y a beaucoup de femmes qui constatent une diminution du désir ou d'une baisse de la satisfaction et de la réponse sexuelle due à certains facteurs tels que la dépression, les accouchements, la ménopause, les variations hormonales. Le but du viagra pour femme est d'augmenter la stimulation sexuelle. Son nom est "VIGALINE"

Cette capsule présente plusieurs avantages :

- sensibilité accrue

- amélioration du désir

- augmentation de la performance sexuelle

- amélioration de l'endurance

- pas d'effets secondaires

"VIAGRA" pour femme est conçu pour répondre aux besoins sexuels de la femme et à son plaisir.

Il provoque une exitation sexuelle et psychologique

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Méthode "Comment bien faire l' amour et faire atteindre l'orgasme à tous les coups"

Chers blogueurs, une methode a vu le jour : "Comment bien faire l'amour et créer un orgasme à coup sûr"

Après quinze années de recherches, mon confrère et moi avons mis au point cette méthode :

En utilisant nos techniques, votre partenaires sera comblé au plus haut point.

Hélas cette méthode ne sera disponible qu'à 150 exemplaires et pas un de plus! Méthode que vous garderez jalousement ! Le prix de la méthode est de 20 euros .

Pour toutes commandes, merci de passer par la rubrique "contacter l'auteur"

A bientot. 

 

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Viagra pour les femmes

Chers blogueurs et blogueuses, bientôt un nouvel article intitulé "Le viagra pour les femmes".

Oui, ce médicament existe et nous vous dirons tout sur cette pillule miracle. A bientôt

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03 janvier 2016

Les sites de rencontre ou la rencontre de personne

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Ils se nomment Meetic, Attractive World, HughAvenue, JeContacte.com, Tiilt ou encore Oulfa, autant de néologismes anglicisés ou au mieux ubuesques et ridicules pour appâter un maximum de célibataires, d’hommes et de femmes, parfois mariés par ailleurs, et même encouragés  à tromper et à s’adonner au cocuage.

Pis, certains sites de rencontre proposent carrément l’adoption. AdopteUnMec.com ou une nouvelle forme de violence insidieuse contre les hommes, désormais fustigés et vilipendés à l’état d’animalcules, de pauvres petits canidés que les femmes se doivent d’apprivoiser, de mater, de dresser et donc d’adopter. Nouveau coup porté au dieu Phallus. Un pas de plus vers le précipice et la détumescence. Cette figure symbolique et ithyphallique est réduite à quia, à l’état d’un vulgaire objet.
Une logique irréfragable, au grand dam de ces demoiselles qui n’ont même plus ce qu’elles veulent. Un mec aujourd’hui transmuté en une sorte d’irresponsable qui fuit ses pénates au moindre coup de canif, délaissant sa femme, ses enfants et même sa famille pour le regard énamouré d’une belle dulcinée. Une façon comme une autre de ressusciter le désir, cette dissymétrie oblitérée par notre société de consommation au nom de l’amour.

Rassurez-vous, cette fameuse dissymétrie, ce rapport complexe, à la fois charnel et passionnel, n’existe plus. Il est mort, enterré, voué aux gémonies et aux oraisons funèbres. C’est le vieil adage de Stendhal : « Au premier grain de passion, il y a le premier grain de fiasco ». Tous perdants, les hommes comme les femmes.

Sur ces sites de rencontre, les individus ne sont plus que des cacochymes et des agrégats de critères (la taille, le poids, la profession, la situation familiale, la couleur des cheveux, la couleur des yeux et même la couleur des ongles de pied) et de photos. Une sorte de sélection « naturelle », nouvelle exigence de ces super consommateurs à la recherche de l’amour, ce nouveau saint Graal du mariage, de l’union et de ce duo « couplisé ».

Un seul mot d’ordre, une seule vérité : le couple à tout prix, au-delà de tout, au nom du bonheur et toujours et encore au nom de l’amour. Hommes et femmes sont sommés de choisir, d’élire et de trouver ce prince ou cette princesse charmant(e), cet être idéal, ce « même » qui doit être mythifié, sacralisé, adoubé et divinisé.
Conséquence : une sur-exigence quasi despotique et autocratique avec toute une pléthore de règles, de limites et de principes rigoristes. Comprenez bien : il faut à tout prix s’aimer. L’autre doit être cette personne divinisée qui vous lutine, vous aguiche et vous admire du matin au soir, 24 heures sur 24, sept jours sur sept et 365 jours par an. Pour toute la vie et jusqu’à la fin des temps.

C’est cette nouvelle doxa dominante exigée et érigée par tous ces marchands de mythes : les hommes viennent de Mars alors que les femmes viennent de Vénus, l’amour « toujours », mourir d’aimer, l’amour soulève les montagnes, le bonheur à tous crins…
Autant de moralines restrictives et amphigouriques. Bref, vous l’avez compris. Un couple, une union ou un mariage, c’est avant tout et seulement de l’amour, une sorte de vérité infrangible qui ne doit pas être répudiée au risque d’être taxé de passéiste, misogyne, machiste et même éventuellement de fasciste.

Une façon comme une autre d’éluder une autre vérité, cette fois-ci millénaire et ancestrale, ainsi que toute la complexité des relations entre les hommes et les femmes. Et non, ô surprise ! Un mariage, une union, un couple, ce n’est pas seulement de l’amour, soit cette géniale invention ou vulgate d’un capitalisme hédoniste et moralisateur.
Le mariage uniquement d’amour est une invention récente, à peine quelques décennies. Une telle association, masculinité versus féminité, exige de comprendre et d’analyser les dynamiques conjugales et donc de cerner une autre réalité du couple. Son nom ? La lutte pour le pouvoir, une vision certes moins romantique que l’amour à profusion tellement louangé par les sites de rencontres. Une lutte qui peut rapidement se transformer en belligérances et qui est fondée sur une relation dominant/dominé, avec tous ses écueils, ses déséquilibres, ses conflits insolubles et ses corollaires.

Le mythe du prince charmant vient de prendre un sacré uppercut en pleine face. L’âme sœur se transmue inévitablement, au bout de quelques années, en crapaud ou en sorcière. Indubitablement. Invariablement. Telle est la réalité du couple ou plutôt de cette lutte pour le pouvoir. Une réalité galvaudée par tous ces super consommateurs au nom encore une fois de l’amour ! Et c’est ce qu’a parfaitement compris le capitalisme. C’est même pour cela qu’il a inventé le divorce de masse afin de satisfaire tous les caprices de ces hommes et ces femmes qui se rudoient, se délaissent, se tancent et se quittent. Ils ne savent même plus pourquoi.
Pis, qu’ils soient hommes ou femmes, peu importe par ailleurs puisqu’ils sont les mêmes (égaux, paritaires et parfaitement similaires), ils ne savent plus ce qu’ils veulent. Ils ne savent plus ce qu’ils cherchent. Ils ne savent même plus qui ils sont.
Surtout, ils n’ont pas compris que tous ces sites de rencontre, promettant pourtant la béatitude, ne sont finalement la rencontre de personne.

Olivier Walmacq

10 décembre 2015

Nouvelle Formation de sexologie clinique et de thérapie conjugale

Nouvelle formation de sexologie clinique et de thérapie conjugale (Formation Walben) du 26 janvier au 30 janvier 2016 à Rouen, 11 rue de la Champmeslé (à côté de la cathédrale). Coût total de la formation : 2 500 euros avec la première moitié à verser (soit 1250 euros) avant le 15 janvier 2016.

Tel : 06 67 45 07 57

Mail : djamlouviersjaja@aol.com
Autre contact par mail : olivier.walmacq@orange.fr

Djamel Benouis et Olivier Walmacq

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01 novembre 2015

Formation de sexologie clinique et de thérapie conjugale du 1er au 5 décembre 2015

Nouvelle formation de sexologie clinique et de thérapie conjugale (Formation Walben) du 1er décembre au 5 décembre 2015 à Rouen, 11 rue de la Champmeslé (à côté de la cathédrale). Coût total de la formation : 2 500 euros avec la première moitié à verser (soit 1250 euros) avant le 25 novembre 2015.

Tel : 06 67 45 07 57

Mail : djamlouviersjaja@aol.com
Autre contact par mail : olivier.walmacq@orange.fr

Djamel Benouis et Olivier Walmacq

12 octobre 2015

La bible des couples heureux (Olivier Wamacq et Djamel Benouis)

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Olivier Walmacq et Djamel Benouis sont heureux de vous présenter leur livre, La bible des Couples Heureux (Editions Bloggingbooks, 2014) que vous pourrez retrouver et acheter sur le lien suivant: https://www.bloggingbooks.de/catalog/details//store/gb/book/978-3-8417-7389-0/la-bible-des-couples-heureux

Cet ouvrage est destiné à tous les couples sans exception et a pour objectif de vous présenter toutes les caractéristiques des couples heureux sur la durée. Avec le temps, le couple est soumis à des crises, des conflits, à la routine et au déséquilibre. Ce livre vous apportera enfin toutes les réponses et vous aidera à traverser tous ces moments difficiles. Le but, c'est de s'aimer. Découvrez tout ce qui caractérise le véritable amour à long terme.

Olivier Walmacq et Djamel Benouis

07 octobre 2015

Formation de sexologie clinique et de thérapie de couple du 3 au 7 novembre 2015

Nouvelle formation de sexologie clinique et de thérapie de couple (Formation Walben) du 3 au 7 novembre à Rouen. Attention, il ne reste plus que quelques places ! Prix : 2 500 euros. Inscriptions jusqu'au 31 octobre.

Tel : 06 67 45 07 57

Mail : djamlouviersjaja@aol.com
Autre contact par mail : olivier.walmacq@orange.fr

Djamel Benouis et Olivier Walmacq

09 septembre 2015

Formation de sexologie clinique et de thérapie de couple du 3 au 8 octobre 2015

Prochaine formation de sexologie clinique et de thérapie de couple (Formation Walben) du 3 au 8 octobre à Rouen. Attention, il ne reste plus que quelques places ! Prix : 2 500 euros. 

Tel : 06 67 45 07 57

Mail : djamlouviersjaja@aol.com

Djamel Benouis et Olivier Walmacq

27 août 2015

Tenue de Soirée, un marasme au masculin et au féminin

 

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Dans le film Les Valseuses, réalisé par Bertrand Blier en 1974, c'est un Patrick Dewaere rétif qui éconduit les avances d'un Gérard Depardieu trop entreprenant et libidineux. Plus de quarante ans après sa sortie, Les Valseuses est devenu un classique du noble cinéma français. Le film fait désormais partie de notre patrimoine. Cette comédie dramatique est aussi la traduction, le symbole d'une société française post-soixante-huitarde et en perpétuelle mutation. Vive la libération sexuelle !
Ce ne sont plus seulement les hommes qui affirment et expriment leurs désirs. Les femmes s'ouvrent elles aussi au plaisir sexuel, aux bacchanales et aux satyriasis de la gente masculine. A l'image de Miou-Miou, tout d'abord peu réceptive aux coups de rein effrénés de Gérard Depardieu et son fidèle acolyte, qui trouve enfin le chemin orgasmique dans les bras d'un vulgaire quidam.

Ce ne sont plus les hommes qui dictent les règles dans ce vaste univers érotique à la sexualité débridée. Désormais, ce sont les femmes qui veulent s'épanouir. Dans Les Valseuses, les trois principaux protagonistes coïtent, ripaillent, organisent des agapes orgiaques, deviennent de véritables experts dans l'art de la déprédation et prônent l'hédonisme. Miou-Miou et ses deux comparses l'ignorent encore. Ils croient regimber l'autorité et cette France passéiste, marquée par les années de Gaulle et Pompidou. Mais bientôt, ils vont devenir les chantres et les laudateurs d'une mondialisation forcenée.
Le capitalisme va rallier ces velléités anarchistes et marxistes à sa cause. Douze ans après la sortie des Valseuses, Bertrand Blier réalise Tenue de Soirée. Une nouvelle comédie dramatique qui est la suite logique ou plutôt la subséquence des Valseuses.

Seule différence, et pas des moindres, les bourses impudiques ont été troquées et copermutées par des oripeaux féminins. Suite à l'immense succès du film, Bertrand Blier décide de réunir à nouveau son trio d'acteurs. Hélas, le 16 juillet 1982, Patrick Dewaere se suicide. Dépité, le cinéaste proroge les délais. Pour le rôle d'Antoine, il contacte Bernard Giraudeau. Mais l'acteur est déjà sur le tournage d'un autre film. Parallèlement, Michel Blanc commence sérieusement à se lasser de ses rôles d'histrion raillé et ridiculisé par ses pairs, notamment dans Les Bronzés.
Bertrand Blier lui propose le rôle d'Antoine. Un personnage qui va permettre à l'interprète étique de varier les inimitiés. Symboliquement, Michel Blanc n'est plus Jean-Claude Dusse. Par la même occasion, il décide de se raser les bacchantes.

L'histoire ? Antoine et Monique forment un couple en plein marasme. Lors d'une soirée, Monique l'invective et l'agonit d'injures. Leur situation financière est désastreuse. Ils vivotent dans une caravane vermoulue qui menace à tout moment de péricliter. Bob (Gérard Depardieu) assiste à leurs règlements de compte et intervient promptement en giflant Monique. Contre toute attente, il joue les entremetteurs et prend la défense d'Antoine. Le couple est littéralement fasciné par ses qualités de tribun.
Bob pavoise, plastronne et entraîne ses deux nouveaux comparses dans une série de situations rocambolesques. Bertrand Blier nous ressert la recette fricassée des Valseuses. Ensemble, Bob, Antoine et Monique deviennent des experts dans la grivèlerie et le cambriolage de maisons bourgeoises. Le trio est en place. Peu à peu, Bob s'accointe, lutine et s'énamoure d'Antoine.

Quand le futur gaulois à l'appétit pantagruélique s'éprend de l'ancien gnome chétif des Bronzés. Telle est la formule gagnante de Tenue de Soirée. Tout d'abord rétif et pudibond, Antoine tombe finalement sous le charme de son nouveau fiancé. Le trio sombre alors dans l'éonisme et le proxénétisme. Ou lorsque les fameuses valseuses sont échangées par un clitoris. Telle est la dialectique de ce long-métrage torturé et amer. Visiblement, Bertrand Blier a compris.
Douze ans après Les Valseuses, la France a subi de profondes mutations. A travers Tenue de Soirée, le réalisateur analyse les corollaires de son discours passéiste, révolutionnaire, hédoniste et libertaire. Contrairement à Patrick Dewaere, Michel Blanc épouse totalement la vie, les idées et la sexualité débridée de son congénère ventripotent.

Pour satisfaire les exigences de Bob, Antoine plaque tout, même son ancienne dulcinée. Il se laisse enjoler, courtiser et endoctriner sous les yeux dessillés de Monique. Par amour pour Bob, il décide de se grimer en femme. Cette fois-ci, masculinité et féminité sont totalement confondues, indissociables et interchangeables. A l'image de Monique qui scande, en parlant de Bob et Antoine : "Mais qu'est-ce qu'elles sont connes !". Le discours de Bertrand Blier s'est radicalisé.
L'humour grivois, salace et populacier s'est transmuté en décadence et en impudicité. Les hommes sont devenus des femmes comme les autres, déplore un Bertrand Blier péremptoire à travers le regard contristé d'Antoine. Pour le cinéaste, c'est un nouveau pas supplémentaire vers la paupérisation, avec ce trio condamné à errer et à vivoter dans les rues sordides d'une ville anonyme.

Réduit à quia et à un vulgaire cacochyme, Antoine se dévirilise et s'enlise dans la prostitution. Bob et Monique aussi. Dans Tenue de Soirée, l'amour n'existe plus. Le désir a lui aussi disparu. Ces trois personnages sont les parfaits reflets d'une société anomique vouée à l'opprobre et à la déréliction. Hommes et femmes sont les grands perdants de cette décrépitude.
C'est le grand retour des Valseuses, cet effet boomerang et inexpugnable. Il règne dans ce film une tristesse ineffable, une grande mélancolie...

Olivier Walmacq et Djamel Benouis

25 août 2015

Le Viagra ou la mort du désir au masculin

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Rencontre avec un médecin généraliste. Le Docteur Boimard s’inquiète. Depuis une quinzaine d’années, les consultations pour troubles de l’érection ont littéralement explosé. Une vague de dysfonction érectile confirmée par l’ensemble de ses collègues, qui se soucient également de ce marasme du désir au masculin. En 1998, les laboratoires Pfizer ont trouvé la nouvelle panacée.
Son nom ? Le Viagra (Sildénafil), un facilitateur de l’érection, à ne pas confondre avec les aphrodisiaques. Ce médicament est vendu dans toute bonne pharmacie pour la « modique » somme de 72 euros environ, les quatre comprimés de 100 mg.

Bientôt, d’autres laboratoires pharmaceutiques sortiront à leur tour leur lot d’IPDE5 (inhibiteur de la phosphodiestérase). Après le Viagra, ce sont le Cialis (Tadalafil), le Levitra (Vardénafil) et plus récemment le Vitaros (Alprostadil), qui triomphent eux aussi dans les pharmacopées. Un marché fructueux.
La guerre de l’érection et du dieu « Phallus » est nûment déclarée. Quel est le meilleur médicament ? Le plus efficace ? Celui qui permettra à ce pénis en détumescence de redevenir ce membre vigoureux et ithyphallique ? Tout dépend de la demande et de la cause de la dysfonction érectile.

Les troubles de l’érection peuvent être d’origine somatique et/ou psychologique. Dès leur apparition, le Viagra et ses nombreux concurrents reçoivent les faveurs du troisième âge, ces hommes vieillissant à la recherche d’un priapisme devenu flasque depuis longtemps. Mais très vite, la clientèle se diversifie.
Désormais, le Docteur Boimard reçoit essentiellement des patients âgés entre 30 et 45 ans. Cette fois-ci, le problème n’est plus d’ordre somatique mais psychologique. Comme une évidence, une révélation. « Je pense que la société consumériste a tué le désir masculin » déplore le médecin. Le marché des IPDE5 s’est même transfiguré en pharmacie virtuelle. Sur ce genre de site, souvent frauduleux, les prix de ces médicaments défient toute concurrence.

Une boîte de huit comprimés de Cialis, vendue en pharmacie de ville pour 95 euros environ, est ici copermutée et troquée pour 40 euros, voire moins chère. Ces nouveaux marchés mercantiles enjôlent et flagornent une clientèle de plus en plus demandeuse et soucieuse de ce membre en déliquescence. La plupart de ces médicaments sont des contrefaçons fabriquées avec des substances d’origine douteuse, voire même pernicieuse.
Les posologies ne sont pas respectées et certains clients arnaqués développent des effets secondaires inattendus, entre autres, des troubles cardiaques. A ces groupes de margoulins et de falsificateurs, s’ajoutent de nombreux produits fantaisistes qui promettent le retour de la félicité sexuelle : extenseurs de pénis, boissons revigorantes, pilules pour retrouver les satyriasis du passé…

Le marché du phallus ne s’est jamais aussi bien porté, au grand dam du Docteur Boimard et de ses collègues. Certes, le Viagra et ses succédanés ont prouvé et démontré leur efficacité, avec plus de 85 % de réussite. C’est le grand retour de ce pénis majestueux et ravigoté. Vaste chimère. Les IPDE5 ne sont que des facilitateurs de l’érection. Ils ne permettent nullement de soigner ni de guérir la dysfonction érectile. Néanmoins, leur arrivée dans l’industrie pharmaceutique n’est ni fortuite ni aléatoire. Dans le bureau du Docteur Boimard, ce sont des hommes en sanglots qui culpabilisent et éprouvent de moins en moins de désir. C’est ce que révèle un de nombreux clients du médecin.
Récemment, il a rencontré une belle jeune femme qui se refusait farouchement à lui. Se lancer dans des ébats sexuels ? Pourquoi pas… Mais à condition que le quarantenaire dévoile ses émotions et ses sentiments. Des arguments exaltés et érigés par les sites de rencontre et toutes ces émissions conjugales.

Le désir doit être banni, honni et voué aux gémonies. L’amour doit remporter la victoire sur le désir. A tout prix, à jamais, définitivement. Paradoxalement, notre société devient de plus en plus liberticide avec tout un tas de préceptes qui deviennent des normes et des vérités absolues et irréfragables : il ne faut plus faire l’amour trop tôt, encore moins la première nuit au risque d’être taxé d’obsédé sexuel. Quant aux hommes qui affirment encore un simulacre de virilité, le diagnostic psychiatrique ne tarde pas à les invectiver.
Ils souffrent de dépendance sexuelle. Ce désir immodéré doit donc être minoré, oblitéré et culpabilisé au nom de « l’amour ». La consultation devient une urgence vitale pour euphémiser leurs ardeurs. Comprenez : le désir, c’est « mâle ».

Il faut donc éliminer et enterrer ce « salaud », ce pervers sexuel qui chercherait à profiter, à exploiter et à manipuler la gente féminine. Telle est la longue rhétorique du Docteur Boimard, encore abasourdi par autant de mythes et de lieux communs. Ou la fin du désir. Un glas, un déclin qui profitent à tous ces laboratoires pharmaceutiques et à d’autres marchands de poudre obsolète.
Un sort, un destin funeste, un fatum déjà scellé. C’est le vieil adage de Stendhal : « Au premier grain de passion, survient le premier grain de fiasco ». Désormais, c'est le grain qui est médicalisé.

Olivier Walmacq et Djamel Benouis

23 août 2015

Kramer contre Kramer, une réalité masculine

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Qui ne se souvient pas, qui ne s’est pas ému du petit Billy ? Ce garçon blondinet, âgé de sept ans, au visage angélique et aux yeux mutins, dans le film Kramer contre Kramer ? Un faciès touchant, émouvant, poignant et innocent. Celui de l’enfance. Sorti en 1979, ce drame familial, réalisé par Robert Benton, va rencontrer un immense succès aux Etats-Unis et en Europe.
Réunissant deux grandes stars hollywoodiennes, Dustin Hoffman et Meryl Streep, le long-métrage s’appuie sur un scénario basique et laconique. Du jour au lendemain, Ted (Dustin Hoffman) est plaqué par son épouse, Joanna (Meryl Streep), sans sommation. La raison ? Pas vraiment d’explication. Le film reflète tout simplement une nouvelle réalité conjugale : le divorce de masse, ce cancer de la société consumériste. On ne sait plus très bien pourquoi on se quitte, pourquoi on abandonne. Probablement à cause de la routine et de la lassitude. A moins que ce ne soit cette « couplisation » forcenée et déifiée par les sites de rencontres. Ted et Joanna font partie de ces nombreux individus qui se sont « couplisés » très jeunes au nom du bonheur, de l’âme-sœur et de l’amour.

Hélas, personne ne les a mis en garde contre cette autre vérité du couple : le temps qui passe, cette lutte pour le pouvoir, à la fois alliance et lieu de confrontation entre la masculinité et la féminité. Peu à peu, le mythe s’étiole. Le prince charmant se change en crapaud, et la princesse charmante en sorcière. Le couple formé par Ted et Joanna n’échappe pas à la règle.
Naguère, ces deux-là seraient restés ensemble, unis et soudés au moins pour protéger leur fils Billy, qui ne soupçonne aucunement leurs querelles et leurs belligérances. 
Ted non plus. Lui-même est surpris du départ précipité de son épouse. Qu’il se rassure. Lui et Joanna font désormais partie de ces mariages qui périclitent, se séparent et divorcent à la chaîne au nom du caprice permanent.

Le quotidien de Ted et Billy se retrouve totalement chambardé. Ted doit à la fois jouer le rôle de père et de mère. Quant à Joanna, elle disparaît nûment de la surface de la planète. Plus de nouvelles, besoin de faire une pause, de réfléchir, d’hypostasier, de ratiociner, d’analyser le dieu « Nombril », nouvelles exigences de l’individu roi. Transformé brutalement en seconde mère, Paul apprend à cuisiner, noue les chaussures de son fils, joue avec lui, le console, le berce, le câline, l’habille, le lave, le conduit à l’école…
Mais Billy ne comprend pas. 
Jadis ce père qui faisait encore figure d’autorité, s’est transmué en nouvelle mère affublée d’un tablier et des tâches ménagères. Billy s’interroge et serine sa mère… Pardon… Son père de questions. Ted doit se résoudre à lui révéler la vérité, celle du couple actuel, celui qui divorce au moindre coup de canif. Sa « vraie » mère est partie sans raison. Ted ne sait pas quand elle va revenir…

Comme une évidence. Le jeune Billy, déjà sacrifié par ce monde adulte et austère, n’a plus qu’à pleurer dans le silence. Qu’à cela ne tienne. Il peut compter sur le soutien indéfectible de son père, prêt à tout pour se transformer en nourrice. Certes, le quotidien est parfois émaillé par des tempêtes et des disputes. Rien que des peccadilles très vite minorées par l’instinct maternel de Ted. Le père s’habitue et se complaît dans cette nouvelle vie de femme au foyer. Désormais, il partage les conversations, les émotions et les sentiments de jeunes mères célibataires dans un square de jeux pour enfants.
Pour Ted, c’est même une révélation. Si Joanna l’a quitté, c’est de sa faute. Il n’a jamais su la comprendre ni l’écouter. Peu à peu, ce père dévoué s’initie à la psychologie féminine.

Hélas, ce quotidien sans ambages se délite. Joanna est de retour. Elle exige la garde inconditionnelle de Billy. Ted ? C’est le père qu’il faut exclure, proscrire et chasser de ses pénates. Définitivement. La bataille s’engage entre les deux ex-époux. Vaste chimère. Les avocats des deux parties connaissent déjà le verdict final. La garde exclusive de Billy sera confiée à la mère. De surcroît, la juge est une femme. Ted est condamné à errer et à pourrir aux oubliettes.
Une nouvelle forme de violence subie par les hommes : ces pères divorcés qui ne voient plus leurs enfants. Une violence curieusement tue et éludée par la presse et les médias. Ted ne cache pas son désarroi. Madame Kramer a gagné la guerre. Une fois de plus, le phallus est extirpé de ses bourses. En outre, Ted devra verser la moitié de son salaire pour payer la pension alimentaire d’un gosse qu’il ne verra plus. Plus du tout.

La justice inique et impartiale doit favoriser la mère au détriment de ce Patriarche vilipendé par la société toute entière. Mais soudain, la balance tendancieuse bascule. Alors que Billy doit rejoindre sa mère sous les yeux éplorés de son père, Joanna se désiste. Elle comprend. Comme une révélation. Billy n’a plus besoin de sa mère. Au cours de ces longs mois de déshérence et d’égotisme à tous crins, Joanna retrouve un ex-mari qui s’est littéralement transformé. Presque transfiguré.
Cette fois-ci, c’est une certitude. Plus besoin de divorcer, de guerroyer, de s’empoigner ou de se colleter. Plus besoin de cette présence féminine et maternelle. 
Elle est déjà à la maison et se nomme Ted, cette seconde mère, cette femme au foyer. Il n’est donc plus nécessaire d’évincer et d’assassiner ce père. Bientôt, Ted, cet homme sensible, servile et délicat se transmutera en un nouveau clone, cette fois-ci français, dans Trois hommes et un couffin (1985) de Coline Serreau.

Olivier Walmacq et Djamel Benouis