sexologie

23 janvier 2016

stimulateur de sexualité

Pour vous messieurs, nous avons mis au point un stimulateur sexuel 100 pour100 naturel.

Issu de sélection de plantes aphrodisiaques, ce produit permettra de stimuler votre libido, d'augmenter votre performance sexuelle et d'avoir une meilleure rigidité du corps caverneux. Résultat garanti. Vous comblerez votre partenaire. Aucun effet indésirable et vendu uniquement aux blogueur.

Prix 40 euros

Pour toute commande, passez par la rubrique "contacter l'auteur"

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sexualité et maladies mentales

Chers blogueurs(euses),un article sur la santé mentale et la sexualité va bientôt être publié. Cet article sera dédié aux traitements qui font baisser la libido. Comment retrouver du plaisir quand on est atteint d'un trouble psychique ? Quelle hygiène de vie adopter ?

A bientôt

d benouis

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20 janvier 2016

Viagra pour les femmes

Vigaline : la capsule de stimulation sexuelle conçue pour les femmes permet d'augmenter le plaisir sexuel, la libido, l'endurance sexuelle.

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Il y a beaucoup de femmes qui constatent une diminution du désir ou d'une baisse de la satisfaction et de la réponse sexuelle due à certains facteurs tels que la dépression, les accouchements, la ménopause, les variations hormonales. Le but du viagra pour femme est d'augmenter la stimulation sexuelle. Son nom est "VIGALINE"

Cette capsule présente plusieurs avantages :

- sensibilité accrue

- amélioration du désir

- augmentation de la performance sexuelle

- amélioration de l'endurance

- pas d'effets secondaires

"VIAGRA" pour femme est conçu pour répondre aux besoins sexuels de la femme et à son plaisir.

Il provoque une exitation sexuelle et psychologique

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Méthode "Comment bien faire l' amour et faire atteindre l'orgasme à tous les coups"

Chers blogueurs, une methode a vu le jour : "Comment bien faire l'amour et créer un orgasme à coup sûr"

Après quinze années de recherches, mon confrère et moi avons mis au point cette méthode :

En utilisant nos techniques, votre partenaires sera comblé au plus haut point.

Hélas cette méthode ne sera disponible qu'à 150 exemplaires et pas un de plus! Méthode que vous garderez jalousement ! Le prix de la méthode est de 20 euros .

Pour toutes commandes, merci de passer par la rubrique "contacter l'auteur"

A bientot. 

 

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Viagra pour les femmes

Chers blogueurs et blogueuses, bientôt un nouvel article intitulé "Le viagra pour les femmes".

Oui, ce médicament existe et nous vous dirons tout sur cette pillule miracle. A bientôt

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03 janvier 2016

Les sites de rencontre ou la rencontre de personne

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Ils se nomment Meetic, Attractive World, HughAvenue, JeContacte.com, Tiilt ou encore Oulfa, autant de néologismes anglicisés ou au mieux ubuesques et ridicules pour appâter un maximum de célibataires, d’hommes et de femmes, parfois mariés par ailleurs, et même encouragés  à tromper et à s’adonner au cocuage.

Pis, certains sites de rencontre proposent carrément l’adoption. AdopteUnMec.com ou une nouvelle forme de violence insidieuse contre les hommes, désormais fustigés et vilipendés à l’état d’animalcules, de pauvres petits canidés que les femmes se doivent d’apprivoiser, de mater, de dresser et donc d’adopter. Nouveau coup porté au dieu Phallus. Un pas de plus vers le précipice et la détumescence. Cette figure symbolique et ithyphallique est réduite à quia, à l’état d’un vulgaire objet.
Une logique irréfragable, au grand dam de ces demoiselles qui n’ont même plus ce qu’elles veulent. Un mec aujourd’hui transmuté en une sorte d’irresponsable qui fuit ses pénates au moindre coup de canif, délaissant sa femme, ses enfants et même sa famille pour le regard énamouré d’une belle dulcinée. Une façon comme une autre de ressusciter le désir, cette dissymétrie oblitérée par notre société de consommation au nom de l’amour.

Rassurez-vous, cette fameuse dissymétrie, ce rapport complexe, à la fois charnel et passionnel, n’existe plus. Il est mort, enterré, voué aux gémonies et aux oraisons funèbres. C’est le vieil adage de Stendhal : « Au premier grain de passion, il y a le premier grain de fiasco ». Tous perdants, les hommes comme les femmes.

Sur ces sites de rencontre, les individus ne sont plus que des cacochymes et des agrégats de critères (la taille, le poids, la profession, la situation familiale, la couleur des cheveux, la couleur des yeux et même la couleur des ongles de pied) et de photos. Une sorte de sélection « naturelle », nouvelle exigence de ces super consommateurs à la recherche de l’amour, ce nouveau saint Graal du mariage, de l’union et de ce duo « couplisé ».

Un seul mot d’ordre, une seule vérité : le couple à tout prix, au-delà de tout, au nom du bonheur et toujours et encore au nom de l’amour. Hommes et femmes sont sommés de choisir, d’élire et de trouver ce prince ou cette princesse charmant(e), cet être idéal, ce « même » qui doit être mythifié, sacralisé, adoubé et divinisé.
Conséquence : une sur-exigence quasi despotique et autocratique avec toute une pléthore de règles, de limites et de principes rigoristes. Comprenez bien : il faut à tout prix s’aimer. L’autre doit être cette personne divinisée qui vous lutine, vous aguiche et vous admire du matin au soir, 24 heures sur 24, sept jours sur sept et 365 jours par an. Pour toute la vie et jusqu’à la fin des temps.

C’est cette nouvelle doxa dominante exigée et érigée par tous ces marchands de mythes : les hommes viennent de Mars alors que les femmes viennent de Vénus, l’amour « toujours », mourir d’aimer, l’amour soulève les montagnes, le bonheur à tous crins…
Autant de moralines restrictives et amphigouriques. Bref, vous l’avez compris. Un couple, une union ou un mariage, c’est avant tout et seulement de l’amour, une sorte de vérité infrangible qui ne doit pas être répudiée au risque d’être taxé de passéiste, misogyne, machiste et même éventuellement de fasciste.

Une façon comme une autre d’éluder une autre vérité, cette fois-ci millénaire et ancestrale, ainsi que toute la complexité des relations entre les hommes et les femmes. Et non, ô surprise ! Un mariage, une union, un couple, ce n’est pas seulement de l’amour, soit cette géniale invention ou vulgate d’un capitalisme hédoniste et moralisateur.
Le mariage uniquement d’amour est une invention récente, à peine quelques décennies. Une telle association, masculinité versus féminité, exige de comprendre et d’analyser les dynamiques conjugales et donc de cerner une autre réalité du couple. Son nom ? La lutte pour le pouvoir, une vision certes moins romantique que l’amour à profusion tellement louangé par les sites de rencontres. Une lutte qui peut rapidement se transformer en belligérances et qui est fondée sur une relation dominant/dominé, avec tous ses écueils, ses déséquilibres, ses conflits insolubles et ses corollaires.

Le mythe du prince charmant vient de prendre un sacré uppercut en pleine face. L’âme sœur se transmue inévitablement, au bout de quelques années, en crapaud ou en sorcière. Indubitablement. Invariablement. Telle est la réalité du couple ou plutôt de cette lutte pour le pouvoir. Une réalité galvaudée par tous ces super consommateurs au nom encore une fois de l’amour ! Et c’est ce qu’a parfaitement compris le capitalisme. C’est même pour cela qu’il a inventé le divorce de masse afin de satisfaire tous les caprices de ces hommes et ces femmes qui se rudoient, se délaissent, se tancent et se quittent. Ils ne savent même plus pourquoi.
Pis, qu’ils soient hommes ou femmes, peu importe par ailleurs puisqu’ils sont les mêmes (égaux, paritaires et parfaitement similaires), ils ne savent plus ce qu’ils veulent. Ils ne savent plus ce qu’ils cherchent. Ils ne savent même plus qui ils sont.
Surtout, ils n’ont pas compris que tous ces sites de rencontre, promettant pourtant la béatitude, ne sont finalement la rencontre de personne.

Olivier Walmacq

10 décembre 2015

Nouvelle Formation de sexologie clinique et de thérapie conjugale

Nouvelle formation de sexologie clinique et de thérapie conjugale (Formation Walben) du 26 janvier au 30 janvier 2016 à Rouen, 11 rue de la Champmeslé (à côté de la cathédrale). Coût total de la formation : 2 500 euros avec la première moitié à verser (soit 1250 euros) avant le 15 janvier 2016.

Tel : 06 67 45 07 57

Mail : djamlouviersjaja@aol.com
Autre contact par mail : olivier.walmacq@orange.fr

Djamel Benouis et Olivier Walmacq

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01 novembre 2015

Formation de sexologie clinique et de thérapie conjugale du 1er au 5 décembre 2015

Nouvelle formation de sexologie clinique et de thérapie conjugale (Formation Walben) du 1er décembre au 5 décembre 2015 à Rouen, 11 rue de la Champmeslé (à côté de la cathédrale). Coût total de la formation : 2 500 euros avec la première moitié à verser (soit 1250 euros) avant le 25 novembre 2015.

Tel : 06 67 45 07 57

Mail : djamlouviersjaja@aol.com
Autre contact par mail : olivier.walmacq@orange.fr

Djamel Benouis et Olivier Walmacq

12 octobre 2015

La bible des couples heureux (Olivier Wamacq et Djamel Benouis)

978-3-8417-7389-0-full

Olivier Walmacq et Djamel Benouis sont heureux de vous présenter leur livre, La bible des Couples Heureux (Editions Bloggingbooks, 2014) que vous pourrez retrouver et acheter sur le lien suivant: https://www.bloggingbooks.de/catalog/details//store/gb/book/978-3-8417-7389-0/la-bible-des-couples-heureux

Cet ouvrage est destiné à tous les couples sans exception et a pour objectif de vous présenter toutes les caractéristiques des couples heureux sur la durée. Avec le temps, le couple est soumis à des crises, des conflits, à la routine et au déséquilibre. Ce livre vous apportera enfin toutes les réponses et vous aidera à traverser tous ces moments difficiles. Le but, c'est de s'aimer. Découvrez tout ce qui caractérise le véritable amour à long terme.

Olivier Walmacq et Djamel Benouis

07 octobre 2015

Formation de sexologie clinique et de thérapie de couple du 3 au 7 novembre 2015

Nouvelle formation de sexologie clinique et de thérapie de couple (Formation Walben) du 3 au 7 novembre à Rouen. Attention, il ne reste plus que quelques places ! Prix : 2 500 euros. Inscriptions jusqu'au 31 octobre.

Tel : 06 67 45 07 57

Mail : djamlouviersjaja@aol.com
Autre contact par mail : olivier.walmacq@orange.fr

Djamel Benouis et Olivier Walmacq

09 septembre 2015

Formation de sexologie clinique et de thérapie de couple du 3 au 8 octobre 2015

Prochaine formation de sexologie clinique et de thérapie de couple (Formation Walben) du 3 au 8 octobre à Rouen. Attention, il ne reste plus que quelques places ! Prix : 2 500 euros. 

Tel : 06 67 45 07 57

Mail : djamlouviersjaja@aol.com

Djamel Benouis et Olivier Walmacq

27 août 2015

Tenue de Soirée, un marasme au masculin et au féminin

 

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Dans le film Les Valseuses, réalisé par Bertrand Blier en 1974, c'est un Patrick Dewaere rétif qui éconduit les avances d'un Gérard Depardieu trop entreprenant et libidineux. Plus de quarante ans après sa sortie, Les Valseuses est devenu un classique du noble cinéma français. Le film fait désormais partie de notre patrimoine. Cette comédie dramatique est aussi la traduction, le symbole d'une société française post-soixante-huitarde et en perpétuelle mutation. Vive la libération sexuelle !
Ce ne sont plus seulement les hommes qui affirment et expriment leurs désirs. Les femmes s'ouvrent elles aussi au plaisir sexuel, aux bacchanales et aux satyriasis de la gente masculine. A l'image de Miou-Miou, tout d'abord peu réceptive aux coups de rein effrénés de Gérard Depardieu et son fidèle acolyte, qui trouve enfin le chemin orgasmique dans les bras d'un vulgaire quidam.

Ce ne sont plus les hommes qui dictent les règles dans ce vaste univers érotique à la sexualité débridée. Désormais, ce sont les femmes qui veulent s'épanouir. Dans Les Valseuses, les trois principaux protagonistes coïtent, ripaillent, organisent des agapes orgiaques, deviennent de véritables experts dans l'art de la déprédation et prônent l'hédonisme. Miou-Miou et ses deux comparses l'ignorent encore. Ils croient regimber l'autorité et cette France passéiste, marquée par les années de Gaulle et Pompidou. Mais bientôt, ils vont devenir les chantres et les laudateurs d'une mondialisation forcenée.
Le capitalisme va rallier ces velléités anarchistes et marxistes à sa cause. Douze ans après la sortie des Valseuses, Bertrand Blier réalise Tenue de Soirée. Une nouvelle comédie dramatique qui est la suite logique ou plutôt la subséquence des Valseuses.

Seule différence, et pas des moindres, les bourses impudiques ont été troquées et copermutées par des oripeaux féminins. Suite à l'immense succès du film, Bertrand Blier décide de réunir à nouveau son trio d'acteurs. Hélas, le 16 juillet 1982, Patrick Dewaere se suicide. Dépité, le cinéaste proroge les délais. Pour le rôle d'Antoine, il contacte Bernard Giraudeau. Mais l'acteur est déjà sur le tournage d'un autre film. Parallèlement, Michel Blanc commence sérieusement à se lasser de ses rôles d'histrion raillé et ridiculisé par ses pairs, notamment dans Les Bronzés.
Bertrand Blier lui propose le rôle d'Antoine. Un personnage qui va permettre à l'interprète étique de varier les inimitiés. Symboliquement, Michel Blanc n'est plus Jean-Claude Dusse. Par la même occasion, il décide de se raser les bacchantes.

L'histoire ? Antoine et Monique forment un couple en plein marasme. Lors d'une soirée, Monique l'invective et l'agonit d'injures. Leur situation financière est désastreuse. Ils vivotent dans une caravane vermoulue qui menace à tout moment de péricliter. Bob (Gérard Depardieu) assiste à leurs règlements de compte et intervient promptement en giflant Monique. Contre toute attente, il joue les entremetteurs et prend la défense d'Antoine. Le couple est littéralement fasciné par ses qualités de tribun.
Bob pavoise, plastronne et entraîne ses deux nouveaux comparses dans une série de situations rocambolesques. Bertrand Blier nous ressert la recette fricassée des Valseuses. Ensemble, Bob, Antoine et Monique deviennent des experts dans la grivèlerie et le cambriolage de maisons bourgeoises. Le trio est en place. Peu à peu, Bob s'accointe, lutine et s'énamoure d'Antoine.

Quand le futur gaulois à l'appétit pantagruélique s'éprend de l'ancien gnome chétif des Bronzés. Telle est la formule gagnante de Tenue de Soirée. Tout d'abord rétif et pudibond, Antoine tombe finalement sous le charme de son nouveau fiancé. Le trio sombre alors dans l'éonisme et le proxénétisme. Ou lorsque les fameuses valseuses sont échangées par un clitoris. Telle est la dialectique de ce long-métrage torturé et amer. Visiblement, Bertrand Blier a compris.
Douze ans après Les Valseuses, la France a subi de profondes mutations. A travers Tenue de Soirée, le réalisateur analyse les corollaires de son discours passéiste, révolutionnaire, hédoniste et libertaire. Contrairement à Patrick Dewaere, Michel Blanc épouse totalement la vie, les idées et la sexualité débridée de son congénère ventripotent.

Pour satisfaire les exigences de Bob, Antoine plaque tout, même son ancienne dulcinée. Il se laisse enjoler, courtiser et endoctriner sous les yeux dessillés de Monique. Par amour pour Bob, il décide de se grimer en femme. Cette fois-ci, masculinité et féminité sont totalement confondues, indissociables et interchangeables. A l'image de Monique qui scande, en parlant de Bob et Antoine : "Mais qu'est-ce qu'elles sont connes !". Le discours de Bertrand Blier s'est radicalisé.
L'humour grivois, salace et populacier s'est transmuté en décadence et en impudicité. Les hommes sont devenus des femmes comme les autres, déplore un Bertrand Blier péremptoire à travers le regard contristé d'Antoine. Pour le cinéaste, c'est un nouveau pas supplémentaire vers la paupérisation, avec ce trio condamné à errer et à vivoter dans les rues sordides d'une ville anonyme.

Réduit à quia et à un vulgaire cacochyme, Antoine se dévirilise et s'enlise dans la prostitution. Bob et Monique aussi. Dans Tenue de Soirée, l'amour n'existe plus. Le désir a lui aussi disparu. Ces trois personnages sont les parfaits reflets d'une société anomique vouée à l'opprobre et à la déréliction. Hommes et femmes sont les grands perdants de cette décrépitude.
C'est le grand retour des Valseuses, cet effet boomerang et inexpugnable. Il règne dans ce film une tristesse ineffable, une grande mélancolie...

Olivier Walmacq et Djamel Benouis

25 août 2015

Le Viagra ou la mort du désir au masculin

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Rencontre avec un médecin généraliste. Le Docteur Boimard s’inquiète. Depuis une quinzaine d’années, les consultations pour troubles de l’érection ont littéralement explosé. Une vague de dysfonction érectile confirmée par l’ensemble de ses collègues, qui se soucient également de ce marasme du désir au masculin. En 1998, les laboratoires Pfizer ont trouvé la nouvelle panacée.
Son nom ? Le Viagra (Sildénafil), un facilitateur de l’érection, à ne pas confondre avec les aphrodisiaques. Ce médicament est vendu dans toute bonne pharmacie pour la « modique » somme de 72 euros environ, les quatre comprimés de 100 mg.

Bientôt, d’autres laboratoires pharmaceutiques sortiront à leur tour leur lot d’IPDE5 (inhibiteur de la phosphodiestérase). Après le Viagra, ce sont le Cialis (Tadalafil), le Levitra (Vardénafil) et plus récemment le Vitaros (Alprostadil), qui triomphent eux aussi dans les pharmacopées. Un marché fructueux.
La guerre de l’érection et du dieu « Phallus » est nûment déclarée. Quel est le meilleur médicament ? Le plus efficace ? Celui qui permettra à ce pénis en détumescence de redevenir ce membre vigoureux et ithyphallique ? Tout dépend de la demande et de la cause de la dysfonction érectile.

Les troubles de l’érection peuvent être d’origine somatique et/ou psychologique. Dès leur apparition, le Viagra et ses nombreux concurrents reçoivent les faveurs du troisième âge, ces hommes vieillissant à la recherche d’un priapisme devenu flasque depuis longtemps. Mais très vite, la clientèle se diversifie.
Désormais, le Docteur Boimard reçoit essentiellement des patients âgés entre 30 et 45 ans. Cette fois-ci, le problème n’est plus d’ordre somatique mais psychologique. Comme une évidence, une révélation. « Je pense que la société consumériste a tué le désir masculin » déplore le médecin. Le marché des IPDE5 s’est même transfiguré en pharmacie virtuelle. Sur ce genre de site, souvent frauduleux, les prix de ces médicaments défient toute concurrence.

Une boîte de huit comprimés de Cialis, vendue en pharmacie de ville pour 95 euros environ, est ici copermutée et troquée pour 40 euros, voire moins chère. Ces nouveaux marchés mercantiles enjôlent et flagornent une clientèle de plus en plus demandeuse et soucieuse de ce membre en déliquescence. La plupart de ces médicaments sont des contrefaçons fabriquées avec des substances d’origine douteuse, voire même pernicieuse.
Les posologies ne sont pas respectées et certains clients arnaqués développent des effets secondaires inattendus, entre autres, des troubles cardiaques. A ces groupes de margoulins et de falsificateurs, s’ajoutent de nombreux produits fantaisistes qui promettent le retour de la félicité sexuelle : extenseurs de pénis, boissons revigorantes, pilules pour retrouver les satyriasis du passé…

Le marché du phallus ne s’est jamais aussi bien porté, au grand dam du Docteur Boimard et de ses collègues. Certes, le Viagra et ses succédanés ont prouvé et démontré leur efficacité, avec plus de 85 % de réussite. C’est le grand retour de ce pénis majestueux et ravigoté. Vaste chimère. Les IPDE5 ne sont que des facilitateurs de l’érection. Ils ne permettent nullement de soigner ni de guérir la dysfonction érectile. Néanmoins, leur arrivée dans l’industrie pharmaceutique n’est ni fortuite ni aléatoire. Dans le bureau du Docteur Boimard, ce sont des hommes en sanglots qui culpabilisent et éprouvent de moins en moins de désir. C’est ce que révèle un de nombreux clients du médecin.
Récemment, il a rencontré une belle jeune femme qui se refusait farouchement à lui. Se lancer dans des ébats sexuels ? Pourquoi pas… Mais à condition que le quarantenaire dévoile ses émotions et ses sentiments. Des arguments exaltés et érigés par les sites de rencontre et toutes ces émissions conjugales.

Le désir doit être banni, honni et voué aux gémonies. L’amour doit remporter la victoire sur le désir. A tout prix, à jamais, définitivement. Paradoxalement, notre société devient de plus en plus liberticide avec tout un tas de préceptes qui deviennent des normes et des vérités absolues et irréfragables : il ne faut plus faire l’amour trop tôt, encore moins la première nuit au risque d’être taxé d’obsédé sexuel. Quant aux hommes qui affirment encore un simulacre de virilité, le diagnostic psychiatrique ne tarde pas à les invectiver.
Ils souffrent de dépendance sexuelle. Ce désir immodéré doit donc être minoré, oblitéré et culpabilisé au nom de « l’amour ». La consultation devient une urgence vitale pour euphémiser leurs ardeurs. Comprenez : le désir, c’est « mâle ».

Il faut donc éliminer et enterrer ce « salaud », ce pervers sexuel qui chercherait à profiter, à exploiter et à manipuler la gente féminine. Telle est la longue rhétorique du Docteur Boimard, encore abasourdi par autant de mythes et de lieux communs. Ou la fin du désir. Un glas, un déclin qui profitent à tous ces laboratoires pharmaceutiques et à d’autres marchands de poudre obsolète.
Un sort, un destin funeste, un fatum déjà scellé. C’est le vieil adage de Stendhal : « Au premier grain de passion, survient le premier grain de fiasco ». Désormais, c'est le grain qui est médicalisé.

Olivier Walmacq et Djamel Benouis

23 août 2015

Kramer contre Kramer, une réalité masculine

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Qui ne se souvient pas, qui ne s’est pas ému du petit Billy ? Ce garçon blondinet, âgé de sept ans, au visage angélique et aux yeux mutins, dans le film Kramer contre Kramer ? Un faciès touchant, émouvant, poignant et innocent. Celui de l’enfance. Sorti en 1979, ce drame familial, réalisé par Robert Benton, va rencontrer un immense succès aux Etats-Unis et en Europe.
Réunissant deux grandes stars hollywoodiennes, Dustin Hoffman et Meryl Streep, le long-métrage s’appuie sur un scénario basique et laconique. Du jour au lendemain, Ted (Dustin Hoffman) est plaqué par son épouse, Joanna (Meryl Streep), sans sommation. La raison ? Pas vraiment d’explication. Le film reflète tout simplement une nouvelle réalité conjugale : le divorce de masse, ce cancer de la société consumériste. On ne sait plus très bien pourquoi on se quitte, pourquoi on abandonne. Probablement à cause de la routine et de la lassitude. A moins que ce ne soit cette « couplisation » forcenée et déifiée par les sites de rencontres. Ted et Joanna font partie de ces nombreux individus qui se sont « couplisés » très jeunes au nom du bonheur, de l’âme-sœur et de l’amour.

Hélas, personne ne les a mis en garde contre cette autre vérité du couple : le temps qui passe, cette lutte pour le pouvoir, à la fois alliance et lieu de confrontation entre la masculinité et la féminité. Peu à peu, le mythe s’étiole. Le prince charmant se change en crapaud, et la princesse charmante en sorcière. Le couple formé par Ted et Joanna n’échappe pas à la règle.
Naguère, ces deux-là seraient restés ensemble, unis et soudés au moins pour protéger leur fils Billy, qui ne soupçonne aucunement leurs querelles et leurs belligérances. 
Ted non plus. Lui-même est surpris du départ précipité de son épouse. Qu’il se rassure. Lui et Joanna font désormais partie de ces mariages qui périclitent, se séparent et divorcent à la chaîne au nom du caprice permanent.

Le quotidien de Ted et Billy se retrouve totalement chambardé. Ted doit à la fois jouer le rôle de père et de mère. Quant à Joanna, elle disparaît nûment de la surface de la planète. Plus de nouvelles, besoin de faire une pause, de réfléchir, d’hypostasier, de ratiociner, d’analyser le dieu « Nombril », nouvelles exigences de l’individu roi. Transformé brutalement en seconde mère, Paul apprend à cuisiner, noue les chaussures de son fils, joue avec lui, le console, le berce, le câline, l’habille, le lave, le conduit à l’école…
Mais Billy ne comprend pas. 
Jadis ce père qui faisait encore figure d’autorité, s’est transmué en nouvelle mère affublée d’un tablier et des tâches ménagères. Billy s’interroge et serine sa mère… Pardon… Son père de questions. Ted doit se résoudre à lui révéler la vérité, celle du couple actuel, celui qui divorce au moindre coup de canif. Sa « vraie » mère est partie sans raison. Ted ne sait pas quand elle va revenir…

Comme une évidence. Le jeune Billy, déjà sacrifié par ce monde adulte et austère, n’a plus qu’à pleurer dans le silence. Qu’à cela ne tienne. Il peut compter sur le soutien indéfectible de son père, prêt à tout pour se transformer en nourrice. Certes, le quotidien est parfois émaillé par des tempêtes et des disputes. Rien que des peccadilles très vite minorées par l’instinct maternel de Ted. Le père s’habitue et se complaît dans cette nouvelle vie de femme au foyer. Désormais, il partage les conversations, les émotions et les sentiments de jeunes mères célibataires dans un square de jeux pour enfants.
Pour Ted, c’est même une révélation. Si Joanna l’a quitté, c’est de sa faute. Il n’a jamais su la comprendre ni l’écouter. Peu à peu, ce père dévoué s’initie à la psychologie féminine.

Hélas, ce quotidien sans ambages se délite. Joanna est de retour. Elle exige la garde inconditionnelle de Billy. Ted ? C’est le père qu’il faut exclure, proscrire et chasser de ses pénates. Définitivement. La bataille s’engage entre les deux ex-époux. Vaste chimère. Les avocats des deux parties connaissent déjà le verdict final. La garde exclusive de Billy sera confiée à la mère. De surcroît, la juge est une femme. Ted est condamné à errer et à pourrir aux oubliettes.
Une nouvelle forme de violence subie par les hommes : ces pères divorcés qui ne voient plus leurs enfants. Une violence curieusement tue et éludée par la presse et les médias. Ted ne cache pas son désarroi. Madame Kramer a gagné la guerre. Une fois de plus, le phallus est extirpé de ses bourses. En outre, Ted devra verser la moitié de son salaire pour payer la pension alimentaire d’un gosse qu’il ne verra plus. Plus du tout.

La justice inique et impartiale doit favoriser la mère au détriment de ce Patriarche vilipendé par la société toute entière. Mais soudain, la balance tendancieuse bascule. Alors que Billy doit rejoindre sa mère sous les yeux éplorés de son père, Joanna se désiste. Elle comprend. Comme une révélation. Billy n’a plus besoin de sa mère. Au cours de ces longs mois de déshérence et d’égotisme à tous crins, Joanna retrouve un ex-mari qui s’est littéralement transformé. Presque transfiguré.
Cette fois-ci, c’est une certitude. Plus besoin de divorcer, de guerroyer, de s’empoigner ou de se colleter. Plus besoin de cette présence féminine et maternelle. 
Elle est déjà à la maison et se nomme Ted, cette seconde mère, cette femme au foyer. Il n’est donc plus nécessaire d’évincer et d’assassiner ce père. Bientôt, Ted, cet homme sensible, servile et délicat se transmutera en un nouveau clone, cette fois-ci français, dans Trois hommes et un couffin (1985) de Coline Serreau.

Olivier Walmacq et Djamel Benouis

17 août 2015

Fraîcheur Narta !

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Une publicité comme une autre. Celle du déodorant Narta pour hommes, ceux, précise la voix monocorde d'un narrateur anonyme, qui se rasent les aisselles. Et c'est promis, c'est vendu, c'est garanti : 48 heures d'une peau parfaite, glabre jusqu'au point de non-retour, en guerre contre les irritations et surtout, contre les poils ! Ce nouvel ennemi de la cosmétique, une industrie lucrative qui a décidé de détruire tout ce qui se rapporte aux valeurs masculines, à savoir cet homme virile, jusqu'à sa propre chair.
Un crime de "lèse-Cro-Magnon" ! Un destin tout tracé : cet Homo Sapiens, ce beauf, ce "Monsieur tout-le-monde" sera rasé, tondu et dépourvu de ses racines ancestrales, celles profondément enfouies sous sa peau, plus précisément sous ses aisselles.

Une nouvelle mode, une nouvelle publicité de consommation courante, d’une étonnante banalité. Désormais, en vous levant le matin, pensez : "Fraîcheur Narta !". Trois danseurs : une femme ténue à la limite de l'anorexie, la taille mannequin façon Karl Lagerfeld, le visage émacié, multiplie les tours d'acrobatie. Mais pas avec n'importe qui. L'heureux élu, un autre danseur d'aérobic, un sport presque exclusivement féminin, a encore une barbe. C'est tout ce qui lui reste de poils, hormis sa chevelure hirsute.
Le jeune homme s'est imprégné de parfum, plus précisément du déodorant Narta pour hommes, qui attire toutes les attentions et les convoitises de la mademoiselle au visage famélique. Le second danseur, un sacré guignard, n'a qu'à bien se raser !

Sous ses aisselles, gisent des touffes de poils qui se sont métamorphosées en faciès simiesque se pinçant le bout du nez ! Le retour à La planète des Singes. Pire qu'un Homo Sapiens, cet homme est un primate que le marché se doit d'éradiquer. Il doit oublier, phagocyter, néantiser ses poils encore rétifs. Bref, les raser à la tondeuse à gazon si nécessaire, pour toujours, à jamais. Ou alors avec le nouvel appareil "Narta" ou plutôt Gillette, la perfection au masculin, sans poil évidemment.
Invariablement rasé, glabre, imberbe ! Pas de poil, on vous dit ! Les chevelus et les poilus, ces hommes-singes doivent être tancés, morigénés, brocardés et ridiculisés.

Tel est le message sous-jacent de cette publicité, le reflet, le miroir d'une nouvelle industrie cosmétique, un des nombreux chefs de garde du capitalisme, qui a tout intérêt à féminiser sa clientèle. Le poil doit être banni, chassé, puni, répudié... Bientôt, il sera interdit. A l'image de ce second danseur, repoussé par la jeune femme. Il fait la lippe. Il est prié d'aller voltiger ailleurs.
Comprenez bien messieurs : rasez-vous les poils, le visage, le torse, le dos, les omoplates, les avant-bras, les aisselles, les hanches, la croupe, le pénis et bientôt les jambes ! Un rasage dans son intégralité, mais certainement pas "gratis" (3.41 euros pour le déodorant Narta tout de même !), afin de susciter l'admiration et les regards énamourés de mesdames.

Plus qu'une promesse, une obligation, et surtout la quintessence d'un mâle dévirilisé, qui doit à tout prix oublier ses origines. Souvenez-vous, c'était encore naguère.  Désormais, le poil, c'est "mâle" ! Selon un article du site Action Commerciale : "Le marché des cosmétiques pour hommes progresse 1.5 fois plus vite que celui des femmes. En France, il représente aujourd'hui 10.4 % du marché total des cosmétiques, soit un chiffre d'affaires de 680 millions d'euros en 2003".
Christophe Clavel, directeur en charge de la gestion des produits au sein du groupe Bieisdorf ajoute : "Ce n'est qu'au milieu des années 1990 que cette cosmétique a commencé vraiment à émerger". Un marché juteux et de plus en plus rentable qui n'a pas échappé à l'industrie de la parfumerie. Il faut éduquer ou plutôt rééduquer le consommateur masculin, en particulier sur les produits de beauté.

Ces hommes, qui sont de plus en plus féminisés, représentent un nouveau potentiel qu'il faut exploiter en élargissant les rayons des boutiques, mais pas seulement. Il faut aussi les conseiller, promouvoir leur bien-être avec un nouvel "Axe" (rien à voir avec la marque bien connue...) centré sur la beauté et les soins du visage. Autrement dit, il faut à tout prix changer cet homme, le transformer en femme.
Tondre, raser, ratisser large et extraire ses poils jusqu'au dernier, c'est la première étape d'une féminisation annoncée et assurée par la cosmétique, qui n'a qu'un seul objectif : poursuivre le processus à satiété. La seconde étape : l'image "gay", à différencier de l'homosexuel, nouvel instrument vendu par le capitalisme, un idéal et une perfection (au masculin ?) à atteindre, cet homme entièrement dévoué à la mode, à la cosmétique, à sa coupe de cheveux, à ses chaussures, à son pantalon dernier cri et corseté... Bref, entièrement à la merci de son nombril et servant les intérêts pernicieux et mercantiles du marché.

Troisième et dernière étape : l'idole ou l'icône gay sera peu à peu oblitéré par cet hermaphrodite, cet androgyne, donc cet individu unisexe, à la fois homme et femme. Masculinité et féminité doivent être totalement confondues, indissociables, inséparables et indifférenciées. Eonisme, transgenre et hermaphrodite : la nouvelle mode exaltée par un capitalisme hégémonique et irréfragable qui a parfaitement compris les profits que pouvait lui rapporter ce nouvel individu-roi, ce super consommateur insatiable.
C'est déjà le cas en Thaïlande avec tous ces hommes transformés en femmes, nouvelles égéries et gravures de mode encensées par les médias et les couturiers. Ils ou elles (on ne sait plus très bien) sont devenu(e)s des parangons de vénusté, de sensualité et de volupté. Un phénomène qui commence à s'étendre chez nous, avec la victoire de Conchita Wurst lors de l'Eurovision 2014. Tout sauf un hasard...

Olivier Walmacq et Djamel Benouis

 

15 août 2015

Qui sont ces hommes qui adulent l'amour ?

 

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Banale dilection. Celle de Patrick, 29 ans, qui travaille comme infirmier en réanimation. Dans son service, le quasi trentenaire s'acoquine, lutine et s'énamoure avec Brigitte, 27 ans, une autre infirmière aux yeux vairons et presque irisés. Une histoire d'amour comme les autres, une passion éphémère qui débute en fanfare. Patrick se comporte comme un Donjuan, aguiche et s'entiche de la belle jeune femme dès leur première rencontre amoureuse : cinéma, restaurant trois étoiles et même en prime le bouquet de fleurs.
Courtois et avenant, Patrick est à genoux devant sa dulcinée qu'il adoube, déifie, adule et divinise. Le mythe ou plutôt la promesse illusoire du couple anobli et encensé par la médiasphère et les sites de rencontres : pour garder l'élu(e) de son coeur, il faut s'alanguir, céder aux caprices de sa compagne ou de son compagnon. Vaste chimère.

Deux semaines se sont écoulées. Toujours soucieux et précautionneux, Patrick appelle Brigitte tous les jours. Il s'inquiète de sa santé, tient à prendre de ses nouvelles, veut savoir comment elle a occupé sa journée, sans non plus la harceler. Le vrai gentleman, le modèle à suivre, ce parangon exalté et érigé par les médias et toutes ces émissions conjugales. Mais Brigitte l'a décidé. Ils ne se voient qu'une fois par semaine selon les exigences de la farouche demoiselle, de 10 heures à 15 heures, seulement le jeudi, et quand madame est disposée. Elle lui envoie un sms, nouveau mode péremptoire et fallacieux pour communiquer, et lui indique qu'elle ne souhaite plus qu'il lui téléphone.
Brigitte s'affirme et clame sa liberté et son indépendance. Elle souhaite rester dans sa petite bulle nombriliste, ou alors fonder un couple en fonction de ses convenances personnelles, nouvelle exigence de l'individu roi. Patrick n'apprécie guère. Il est vexé. Brigitte ne comprend pas.

Peu importe, Patrick accepte ses conditions sans barguigner. Le jeudi suivant, pour se faire pardonner (de quoi ???), Patrick emmène sa copine à la mer. Il respecte toutes les règles de la bienséance. Il vient la chercher chez elle, conduit plus de 300 kilomètres, la dépose vers 16h30 à la maison, comme madame l'a décidé, exigé et imposé. Parallèlement à chaque tentative d'embrassade, Patrick est copieusement rejeté. Il finit par obtenir un baiser chaste et forcé.
Brigitte a besoin de temps. Patrick doit comprendre, se mettre à sa place comme elle le souligne à maintes reprises. Peu avenante, Brigitte s'écarte de son nouvel amoureux à la moindre promiscuité. Patrick s'interroge. Brigitte est-elle prête à construire une relation ? En a-t-elle réellement envie ? La réponse cinglante arrive quelques jours plus tard.

De retour au travail, le trentenaire énamouré écrit une épode laconique : "La plus jolie, c'est Brigitte", signé Patrick. Hélas, l'infortuné se trompe de casier. Quelques heures plus tard, le courroux tombe, telle une guillotine. Patrick reçoit un sms de sa bien-aimée : "Déjà quand tu m'envoies des mots d'amour par sms, ça me gave ! Mais alors quand tu te trompes de casier, là désolé, je ne peux pas ! Donc, on va mettre un terme à notre histoire. De toute façon, je n'ai pas envie d'une relation avec un collègue de boulot. Et puis, pour moi, ça va trop vite ! J'ai besoin de ma solitude. Jamais je ne renoncerai à mon indépendance. Allez salut !". Le coeur de Patrick s'affole.
Désespéré, il appelle Brigitte pour avoir quelques explications. Le discours de Brigitte reste invariablement le même. Stoïque, elle répète à satiété les reproches assénés dans son dernier sms. Game over. Fini le "Patrick" ! Quitté comme un vulgaire mouchoir en papier qu'on jette après usage.

L'infirmier ne comprend pas. Inconsolable, il culpabilise. Il lui a offert des cadeaux, des restaurants, des sorties, des fleurs... En vain. Remerciements de madame par un petit sms, la pire des goujateries. Eploré, Patrick ne parvient pas à s'en remettre. Qu'a-t-il fait pour attiser la colère de cette "charmante" demoiselle ? Réponse : rien. Pourtant, trois semaines plus tard, la même brigitte s'énamoure d'un certain William, lui aussi infirmier dans le même service de réanimation.
Souvenez-vous, Brigitte avait promis qu'on ne l'y reprendrait plus. Même histoire, même fin. William sera lui aussi voué aux gémonies, la jeune femme prétextant à nouveau sa solitude, le travail, son indépendance et sa liberté. A l'instar de Patrick, William n'aura pas non plus l'heur de toucher la rebelle effarouchée.

Encore la même antienne. William éclate en sanglots et déplore l'attitude véhémente de son ancienne fiancée. Parviendra-t-il à faire le deuil de cette dilection ? Tout comme Patrick, la réponse est hélas négative. Jadis, ces hommes qui multipliaient les conquêtes féminines et envoyaient paître ce genre de mégère, sont devenues de saintes madones. Patrick et William font partie de ces hommes sentimentaux, "sensibles" et enrégimentés par ces moralines exaltant "l'amour" et le "bon-heur" à tous crins, nouvelles doxas dominantes d'un marché juteux, dont les sites de rencontres raffolent.
Ces hommes, incapables de prendre le taureau par les cornes, d'en imposer, comme le déploreraient nos parents voire grands-parents, ne sont plus viriles. Ils sont avachis, inhibés et incapables de répondre, de rétorquer, préférant la paix sociale aux turpitudes et abjections. Ils pleurent à la moindre histoire d'amour, même éphémère, qui n'aboutit à rien. D'autres déclareraient, plus vulgairement certes : "Sur le cul de Brigitte, y a écrit Sans issue !".

Une façon comme une autre de voir les choses. Pourtant à la fin, c'est Brigitte qui triomphe, glose et pérore de ces hommes dépendants de leur partenaire. A contrario, la demoiselle altière se comporte comme un "mâle" dominant, certes émasculé et refusant toute proximité corporelle. Avec ses copines, elle jubile et s'ébaudit de ces deux ex-prétendants.
Ses amies l'exortent en ce sens. Après tout, elle ne fait que s'affirmer et s'affranchir de ce joug masculin. Plus qu'un paradoxe, un oxymore pour ce "joug" (encore un mythe et un lieu commun) qui s'est transfiguré en passivité. En effet, pendant ce temps, William et Patrick ratiocinent, hypostasient, culpabilisent et s'interrogent... comme le feraient des femmes dépitées et noyées par le chagrin. Des hommes "sensibles" claironneraient certains magazines féminins. Ou plutôt une logique inverse, un reflet banal de notre époque actuelle, ces hommes qui adulent "l'amour" et ne doivent plus désirer. Un article plus léger et éthéré qu'à l'accoutumée... Presque du Marie-Claire... Ou alors une longue complainte sur ce marasme masculin. Vous choisirez.

Olivier Walmacq et Djamel Benouis

14 août 2015

L'évolution de la pornographie ou réveiller le désir masculin

 

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La fin des années 1960 et le début des années 1970 marquent les grands débuts de la libération sexuelle. Cela se traduit notamment à travers l'art et la culture, en particulier dans le noble Septième Art. Emmanuelle de Just Jaeckin en 1974 triomphe dans les salles obscures. Ce film érotique, considéré par certains comme décadent et avilissant (à l'époque), permet de découvrir une Sylvia Kristel (interprétant la jeune et peu farouche Emmanuelle) dénudée, libidineuse et s'adonnant aux plaisirs charnels et sensuels.
Au programme : massage, libertinage, caresses exotiques, échangisme, triolisme et saphisme au milieu d'un décor diapré, sémillant et paradisiaque.
Le public exulte et découvre une jeune femme libérée des contraintes d'une société hégémonique et autocratique, encore symbolisée par un Général de Gaulle désormais décédé et confiné aux oubliettes.

Sylvia Kristel symbolise également cette nouvelle féminité à la fois énigmatique, inacessible et voluptueuse. La jeune actrice l'ignore encore. Mais bientôt, elle sera remplacée et échangée par une nouvelle égérie de sensualité et de vénusté. Son nom ? Brigitte Lahaie. L'actrice accumule les rôles de gourgandines dans les films pornographiques aux scénarios laconiques.
Les histoires ? Toujours la même antienne. Monsieur est infidèle avec madame, et inversement. Mieux encore, Brigitte Lahaie et son époux ithyphallique se livrent gaiement à des parties de jambes en l'air avec d'autres couples, où il est question principalement d'échangisme et de libertinage. Tout comme dans Emmanuelle finalement, mais avec une Brigitte Lahaie beaucoup plus entreprenante, au désir exacerbé et jamais totalement satisfait. L'actrice incarne aussi cette jeune femme innocente à la recherche de nouveaux plaisirs.

Bienvenue dans la pornographie soft, celle des années 1970 et dans une moindre mesure, du début des années 1980. A partir de cette date, l'industrie pornographique change brutalement de direction. Les producteurs mercantiles, toujours dans un esprit de lucre et de business à satiété, ont compris que les hommes étaient morts, leur virilité et leur désir de conquêtes féminines y compris.
Il faut, à travers des films et des vidéos toujours plus lubriques et impudiques, leur redonner le goût de chevaucher, de pénétrer, de transgresser, bref de prédater et de désirer. Peu à peu, Brigitte Lahaie et consors sont oblitérées par de nouvelles jeunes femmes affriolantes et anonymes. Dans les films, elles ne sont plus les épouses ni les amantes de leurs hommes. Elles sont devenues les appâts et les gibiers sexuels d'une dizaine d'hommes bodybuildés et robustes, tous en "rut", et arborant des pénis démesurés et ithyphalliques.

Entre plusieurs coups de rein, souvent d'une violence inouïe, les gourgandines sont régulièrement molestées, rabrouées et même tabassées. Comme une évidence. Le jeune Miguel, 20 ans, se délecte quotidiennement de ces vidéos outrecuidantes et déclare péremptoire : "A travers ces vidéos, nous les hommes, on se venge ! On reprend le pouvoir !". Inconsciemment, Miguel, encore un éphèbe en pleine force de sa vigueur sexuelle, traduit une réalité : la société moderne et consumériste a tué le désir masculin, désormais condamné à l'inappétence. Ce qu'a parfaitement compris l'industrie pornographique, avec des films de plus en plus transgressifs, mélangeant sans vergogne sexualité débridée, sadomasochisme et divers tabous avec une imagination hélas débordante (inceste, nécrophilie, émétophilie, hématémèse et autres insanités).

Désormais, pour exciter un public essentiellement masculin et de plus en plus demandeur, il faut produire des vidéos toujours plus violentes, avec une logique inversée. Cette fois-ci, les hommes, qui ont perdu leur désir et leur virilité, reprennent le pouvoir sur les femmes, en les violant et en les torturant. C'est le grand retour du Marquis de Sade, même à travers la littérature.
Les 120 jours de Sodome, oeuvre à la fois notoire et décadente, a été troquée contre 50 Nuances de Grey. Nouvelle mode, nouvelles moeurs. Traduction également du glas du désir masculin, devenu la nouvelle marchandise pour une industrie de la consommation, pas seulement pornographique, mais aussi pour ces marchands de massage. Ou Tantra, une phraséologie comme une autre, pour désigner ce désir en déliquescence.

L'objectif du Tantra est à peine déguisé : "Epanouissez-vous, détendez-vous et réveillez votre désir et le plaisir des sens". Pour les "modiques" sommes de 50, 100 voire 200 euros, les clients sont massés de la tête aux pieds, en passant par le dieu "Phallus", qu'il faut à tout prix exciter et émoustiller, jusqu'à provoquer cette fontaine de jouvence (ou plutôt de jouissance), une semence aujourd'hui adoubée qui semble se perdre dans quelques pays en Europe. Notamment en Allemagne, avec une démographie vieillissante et une incapacité à renouveler une jeunesse triomphante. Et ce, au grand dam des épouses allemandes, résignées à ne plus devenir des mères.
La raison principale ? Leurs maris ne veulent pas être transformés en femmes, encore moins en seconde mère. Nouvelle preuve d'une peur ineffable, d'un désir masculin en plein marasme. Longue histoire d'une déréliction.

Olivier Walmacq et Djamel Benouis.

13 août 2015

Débat sur l'article "Le génie des femmes"

 

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C'est devenu une habitude sur le blog ! Aujourd'hui, Sexologues.Com vous propose un débat entre Olivier Walmacq, sexologue clinicien et thérapeute de couple, et Bastide Bordeaux (pseudonyme choisi par l'intéressée pour préserver son anonymat), qui fait suite à l'article intitulé "Le génie des femmes", et publié le 10 août 2015. Aussi, avant de découvrir les grandes lignes de ce débat, nous vous conseillons de lire le susdit article !

 

Bastide Bordeaux : - Tout d'abord, ma toute première réaction lorsque j'ai survolé votre article avant hier a été de l'ordre de la déception, un peu comme quand on m'a officiellement annoncé (je l'avais pourtant compris depuis longtemps ) que le Père Noël n'existait pas. Alors quoi ? Les hommes ne seraient pas naturellement, instinctivement capables d'aimer ? 
Bon ok, je ne vais pas insister, c'est comme pour le Père Noel , je le savais, au fond. Mais d'une part, j'aime croire que les hommes ont toujours su aimer, et d'autre part notre monde actuel me fait totalement oublier qu'à l'origine ils étaient si barbares, et prédateurs. 
L'éducation sans doute a lissé leurs ardeurs ?
Un homme amoureux aujourd'hui est quelqu'un d'ordinaire et depuis des siècles, les sentiments des hommes sont écrits et décrits comme forts et respectables.
Tout en vrac encore : Votre article me fait penser à la chanson de Renaud, miss Maggy. Un hommage aux femmes qui évoque les qualités féminines que vous mettez en avant. 
Enfin, une de vos phrases me dérange, : " surtout dans les milieux les plus cossus " ... Pourquoi ce distinguo lorsque vous parlez des hommes qui guerroient et ensemencent ?

Olivier Walmacq : - Encore une fois, il faut bien comprendre que je parle au début de l'article des débuts de l'humanité. Pendant plusieurs siècles et même des millénaires, l'homme est en effet un grand sauvage. C'est amusant car votre façon de voir les choses est très féminine (ce n'est pas un reproche, bien au contraire) et elle traduit parfaitement ce que je dis dans cet article, à savoir que les femmes ont inventé l'amour pour civiliser les hommes. L'Eglise instaure alors la monogamie pour instaurer des codes et des principes. Finalement, grâce aux femmes, les hommes apprennent à aimer. Mieux encore, par la suite, les femmes vont jouer des rôles importants à travers l'Histoire. Par conséquent, l'amour va jouer à son tour un rôle prépondérant dans certaines décisions politiques.
On le constate par ailleurs pour un grand nombre de rois français. Si ces rois sont des symboles d'autorité, le pouvoir se situe concrétement à l'intérieur de la Cour, dans laquelle les femmes ne sont nullement minorées. Par exemple, ce n'est pas un hasard si les révolutionnaires (farouchement anti-féministes) ont coupé la tête à Marie Antoinette. Autrement dit, les femmes sont non seulement un facteur d'amélioration des hommes, mais aussi des facteurs d'amélioration de l'Humanité toute entière.
Je pense (mais ce n'est que mon avis) que c'est aussi la raison pour laquelle féminité et masculinité doivent être conjuguées. Quand il y a trop de masculinité et donc de virilité, cela donne le fascisme ou le communisme. A l'inverse, quand il n'y a que de la féminité, cela signe (à mon avis) la mort des hommes. Tout ce qui ressemble de près ou de loin à des valeurs masculines doit être immédiatement mis sur le pilori du machisme... Et justement je pense que la réussite du couple tient notamment dans cette alliance entre masculinité et féminité. Au final, à travers l'histoire, cette même féminité a servi à harmoniser cette virilité souvent barbare. Aujourd'hui, parce que la féminité est devenue la machine d'un nouveau capitalisme hédoniste, elle castre cette virilité. Encore une fois, ce n'est que mon avis.

Quant à "surtout dans les milieux les plus cossus", je te recommande de lire le livre du marquis de Sade, Les 120 jours de Sodome. Le film de Pasolini est lui aussi très révélateur. Comme je le souligne dans l'article, c'est le mythe du roi Salomon, ces rois qui baignent à la fois dans l'opulence et qui multiplient les conquêtes féminines. Ils ne sont pas des pères. Ils sont des aristocrates qui ensemencent à satiété. C'est aussi pour cette raison que l'Eglise a suivi les requêtes des femmes en instaurant la monogamie.

 

Bastide Bordeaux : - Nouvelle question qui concerne le début de votre article : vous dites qu'à l'origine de l'homme, il y a une femme. L'histoire de l'oeuf et de la poule ... qui était le premier humain ?

Olivier Walmacq : - Sincèrement, je n'en sais rien. Les historiens ne le savent même pas. Néanmoins, ce que je dis, c'est que nous venons tous de X (cette nature profondément féminine) qui va soit confirmer cette identité (XX), ou soit connaître une variation chromosomique (XY) et devenir un homme. Par conséquent, nous ne venons pas de Mars ou de Vénus (là aussi encore un lieu commun), mais bien de la même planète.

 

Bastide Bordeaux : - En parlant d'Eglise elle était majoritairement fait d'hommes, qui ont voulu civiliser des hommes ... Pas juste sous la pression des femmes ... à quoi leur servait cette paix sociale ? 

Olivier Walmacq : - Dans l'article, je parle de l'Eglise et surtout de la religion chrétienne. Je pense que cette religion est bcp plus féminine qu'on ne le pense. Ce n'est pas un hasard si c'est la seule religion monogame. Il suffit par ailleurs de lire la Bible. Jesus est éduqué par des femmes. En dehors des apôtres, il fréquente essentiellement des femmes. On lui prête de plus en plus des dilections avec Marie Madeleine... Bref, je pourrais continuer pendant longtemps...
Pour l'Eglise régi par des hommes, je pense que c'est un peu comme la Cour des Rois. Certes, au sein de l'Eglise, l'homme est toujours une figure d'autorité. Mais le vrai pouvoir se situe à l'intérieur de l'Eglise, et ce sont principalement des femmes qui influencent les décisions des différents Papes.

 

Bastide Bordeaux : - Les aristocrates vont de conquêtes en fêtes, et les autres ? Trop harassés par leur quotidien et préoccupés par leur subsistance pour en faire de même, et connaissant ainsi des valeurs qui échappent aux plus riches ? Ou plus soumis à L'Eglise ?

Olivier Walmacq : - A l'époque, l'agriculture connaît un essor considérable. Il ya de plus en plus d'agriculteurs qui font pression sur cette aristocratie dominante et omnipotente. C'est aussi dans ce souci de justice sociale que l'Eglise instaure la monogamie. Parallèlement, c'est là aussi que l'on crée les premiers bordels. Et puis, c'est vrai, l'Eglise a une énorme influence via tout un tas de préceptes, de règles et de principes auxquels il faut se soumettre. Ce n'est pas un hasard si certains scientifiques (entre autres Copernic) ont dû renoncer à leurs découvertes (la Terre n'est pas le centre de l'univers) pour échapper à la mort.
Quant aux agriculteurs, qui représentent la très grande majorité du peuple, ils sont évidemment harassés par leur travail. Ils crèvent de faim, ils ne mangent même pas des patates. Ils veulent donc des femmes qui soient des travailleuses pour les aider sur le champ et l'exploitation.
D'ailleurs, ça m'amuse toujours de regarder l'émission "L'Amour est dans le pré". Dans un premier temps, les agriculteurs choisissent une ou plusieurs femmes qui les séduisent, essentiellement pour leur douceur et leur vénusté. Ensuite, lorsqu'elles sont présentes sur leur exploitation, ces agriculteurs vont être attentifs à leur habileté (ou non) à assurer le travail dans la ferme.
Autrement dit, eux aussi, sont toujours attachés à cette vérité ancestrale. Leur premier critère n'est ni la beauté ni la volupté, mais une femme travailleuse, capable de les aider sur le champ. Si vous regardez l'émission, observez bien leur choix final. Même si l'élue est jolie et intelligente, mais qu'elle ne fait pas l'affaire sur l'exploitation, les agriculteurs ne la choisiront pas.

 

Bastide Bordeaux : - Je ne regarde pas "L'amour est dans le pré", ce qui m'intrigue dans votre réflexion sur l'émission, c'est que donc ils feraient un vrai choix (pas scénarisé ) ! Et seraient naturellement attirés par les travailleuses correspondant au boulot sur leur exploitation. De la même manière peut-être qu'un nombre considérable de profs sont en couple avec d'autres profs (ou assimilés), parce qu'ils partagent des idéaux, des priorités communes.

Olivier Walmacq : - Après, je pense que la biologie et les vérités ancestrales ont une incidence inconsciente sur la plupart de nos choix. Après, la biologie ne détermine pas non plus la réalité. Il existe aussi tout un tas de nuances (entre autres sociales) qui ont leur importance. Mais encore une fois, le cerveau primitif reste (encore à l'heure actuelle) prépondérant sur les deux autres cerveaux.
Quant aux émissons scénarisées, c'est une évidence. Elles le sont mais encore une fois, elle reflètent toujours une certaine réalité, parfois malgré elles.

 

10 août 2015

L'amour, le génie des femmes

 

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"L'amour a été inventé par les femmes pour que cet homme domine alors qu'il était fait pour obéir" (Jean-Jacques Rousseau).

"L'amour, qui n'est qu'un épisode dans la vie des hommes, est l'histoire entière de la vie des femmes" (Madame de Staël).

Certes, la première citation (de Rousseau) peut paraître misogyne. Pourtant, elle reflète parfaitement toute la complexité des rapports entre les hommes et les femmes, ainsi que leur évolution au cours de l'histoire et depuis l'aube de l'Humanité. Autrement dit, l'homme est une création de la nature qui est profondément féminine. En effet, après les huit premières semaines de gestation, l'embryon issu de X, va soit connaître une variation chromosomique, donc Y, et devenir un homme (XY) ; soit la nature va confirmer cette identité de base féminine (XX). C'est aussi la raison pour laquelle les hommes ont des tétons.
En résumé, la nature féminine a inventé l'homme pour assurer la procréation, l'engendrement et la descendance.

Au départ, les premières tribus humaines vivent dans des grottes ou des cavernes. Les hommes quittent leurs pénates (si j'ose dire) pour chasser, prédater et guerroyer sur de nouveaux territoires à conquérir, à la recherche de la nourriture, et surtout pour assurer la survie de leur tribu et de leurs familles. Quant aux femmes, elles s'occupent de leurs progénitures. De surcroît, elles sont chargées de veiller à leur sécurité, de veiller et de guetter le moindre danger susceptible de les mettre en péril.
C'est ainsi qu'au fur et à mesure des millénaires, les femmes développent l'instinct maternel et d'autres facultés sensorielles à l'extraordinaire acuité, entres autres, l'ouïe, l'odorat et surtout l'intuition. Le temps passe. Les siècles s'écoulent dans une nature souvent hostile à ces hommes et ces femmes qui tentent de survivre. Les hommes et les femmes s'éveillent peu à peu à la pensée et aux questions ontologiques. Qui-je suis ? Telle est la question qui taraude l'Humanité depuis qu'elle a accès au cerveau cognitif, celui qui le différencie des autres espèces animales et primordiales.

Peu à peu, la science (les mathématiques avec Thalès, la géométrie, la philosophie, l'astrologie puis l'astronomie) permet de faire des découvertes stupéfiantes. Les hommes et les femmes s'interrogent sur leur existence et sur cette étrange et ineffable dualité entre l'âme et le corps humain. Parallèlement, les hommes continuent de prédater, de chasser, de guerroyer et de transgresser.
Au sein des aristocraties grecques et romaines, les hommes les plus opulents, ces nababs qui vivent dans la débauche et la luxure, accumulent les conquêtes féminines. C'est le mythe du Roi Salomon. Ils engendrent et ensemencent parfois une vingtaine d'enfants avec diverses gourgandines. Ces rois et ces empereurs à l'autorité hégémonique et irréfragable ne sont pas encore des "Pères". Ils sont avant tout des guerriers qui plastronnent et expriment toute leur virilité à travers des actes cruels et barbares.

A cette époque, pour l'homme, les femmes ne sont que de vulgaires gibiers sexuels. Dans un souci de justice sociale, alors qu'au même moment l'agriculture connaît un essor considérable à travers toute l'Europe (entre autres...), les femmes adjurent et supplient l'Eglise d'établir des codes, des règles et des principes afin de calmer les ardeurs et les satyriasis de ces hommes sauvages et libidineux.
L'Eglise agrée à cette requête et instaure la monogamie. C'est à ce moment-là que des notions telles que l'amour, la fidélité, l'honnêteté, l'engagement et la confiance deviennent les nouvelles vertus d'un ordre moral, religieux et spirituel. Toutes ces notions vont permettre aux femmes d'imposer leur sensibilité et leur intelligence à l'ensemble d'une société de plus en plus christianisée et catéchisée.

Par conséquent, l'homme ne peut plus quitter ses pénates pour ensemencer la première énamourée. Cette fois-ci, il doit devenir un "Père" et assurer non seulement la protection de la famille, mais également sa pérennisation. La féminité doit lui permettre d'harmoniser sa virilité souvent cruelle et barbare et ses désirs ithyphalliques. Cette monogamie imposée change à jamais la face l'Humanité. C'est une évolution majeure et considérable pour la femme et ses enfants.
Paradoxalement, c'est une catastrophe pour les hommes qui doivent se résoudre à euphémiser leurs pulsions, leurs désirs et leur nature profondément prédatrice et destructrice. C'est la seconde citation de cet article : "L'amour, qui n'est qu'un épisode dans la vie des hommes, est l'histoire entière de la vie des femmes" (Madame de Staël).

En contrepartie, L'Eglise restitue aux hommes un pouvoir symbolique : les enfants de leur épouse porteront le nom du père. Autrement dit, l'homme doit se civiliser, bémoliser ses ardeurs et surtout devenir un Patriarche qui soit une figure d'autorité, imposant des règles, des limites et des contraintes à sa progéniture. Quant aux femmes, leur sensibilité et leur intelligence sont plus que jamais au service d'une société qui doit être harmonieuse et vertueuse.
C'est pour cette raison que les femmes ont inventé l'amour.
C'est pour permettre à cet homme, ce grand sauvage à l'appétit aiguisé et pantagruélique, de minorer ces désirs de guerre et de conquêtes féminines à satiété. Surtout dans les milieux les plus cossus.

En résumé, l'amour et les différentes notions qui l'entourent (la fidélité, l'importance de la famille, la confiance, la protection et l'autorité patriarcales...) sont des créations féminines au nom d'une Humanité harmonieuse et bienveillante, associant les deux facettes (masculinité et féminité) dans un souci de complémentarité. Non seulement les femmes sont des facteurs d'amélioration de l'homme (encore une fois, ce grand sauvage), mais elles sont également des facteurs d'amélioration de l'Humanité toute entière.
L'amour ou le génie des femmes...

Olivier Walmacq et Djamel Benouis

09 août 2015

Débat sur la féminisation des hommes

 

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Après la publication de l'article "Phallus n'est plus Fascinus", le blog Sexologues.Com vous propose un débat sur la féminisation des hommes entre Olivier Walmacq, sexologue clinicien et thérapeute de couple, et Bastide Bordeaux (un pseudonyme choisi par l'intéressée pour préserver son anonymat). Avant de découvrir ce débat, il est vivement conseillé de lire le susdit article, donc "Phallus n'est plus Fascinus".

 

Bastide Bordeaux : - Votre article est intéressant. Mais je bute sur le côté si je puis dire inébranlable, non, plutôt inévitable de ce désintérêt, le truc en boucle, éphémère, et universel. L'homme d'avant sa féminisation était-il réellement mieux capable de faire durer une passion par essence éphémère ? Le plus bûcheron des hommes saurait -il garder sa droiture, sa virilité et rester désiré parce qu'il imposerait sa complémentarité ?

Olivier Walmacq : - En fait, ce qu'il faut comprendre, c'est que depuis la nuit des temps, et encore aujourd'hui, les hommes sont angoissés à l'idée de perdre ce phallus-fascinus, symbole à la fois de la virilité, du pouvoir et de cette affirmation de la masculinité. En vérité, nous souffrons tous de ces logiques ancestrales. Ce n'est pas un hasard si les romaines ont transformé ce Phallus en fascinus, l'homme étant sommé justement de fasciner pour séduire sur la durée.
Quand j'entends aujourd'hui une femme me dire (à raison...) qu'elle attend d'un homme, entre autres, l'honnêteté, la confiance, la réassurance et j'en passe... En fait, elle attend de lui qu'il soit debout, bref qu'il soit le phallus-fascinus, donc cette personne capable entre autres de la protéger, mais aussi de répondre aux besoins de la famille. Mais le désir est aussi une notion complexe, il implique cette dissymétrie, qui n'est hélas plus possible à partir du moment où les hommes et les femmes sont considérés comme égaux, indissociables et indifférenciés. Ce qui ne signifie pas que l'homme doit être un bûcheron, ce n'est pas cela la virilité. Ca, c'est une caricature de la virilité, plutôt ridicule par ailleurs.

 

Bastide Bordeaux : - C'est clair ! Mais certains hommes ont cette capacité à protéger, réassurer, et ne sont pas dans une féminisation qui les rendrait trop semblables pour être désirés.

Olivier Walmacq : - Oui il y en a encore mais ils sont de plus en plus rares. Regardez autour de vous !

 

Bastide Bordeaux : - Si tel n'était pas le cas, toutes les femmes seraient frustrées . Votre article me paraît un brin pessimiste (ou c'est moi qui ne suis pas réaliste), car il annonce la fin du désir ! Oups. Ça craint ! Ou alors la fin du désir sur le long terme ?

Olivier Walmacq : - C'est exactement cela. Effectivement, je pense que cela annonce la fin du désir sur le long terme. Ce n'est pas un hasard si les laboratoires pharmaceutiques ont inventé le Viagra. Encore une fois, au-delà de sa création et de son utilité, il symbolise et confirme la mort des hommes.

 

Bastide Bordeaux : - Donc si le Viagra avait été inventé comme ça par hasard au début du siècle, il n'aurait pas connu le même succès (abstraction faite des conventions sociales de l'époque) ?

Olivier Walmacq : - Après j'insiste aussi sur le fait qu'on a le doit (et heureusement) de ne pas être d'accord avec moi et j'accepte volontiers le débat. Mais pourquoi croyez-vous que ce sont majoritairement des femmes qui quittent leurs maris ? Parce qu'ils ne fascinent plus, même si elles vous donneront d'autres critères, à priori sans rapport. Pourtant on en revient toujours au même, à cet homme quitté parce que symboliquement, psychologiquement et/ou physiquement, il n'est plus debout.
Autrement dit, il n'est plus ce phallus-fascinus. Je vous recommande vivement de lire le livre de Pascal Quignard, "Le sexe et l'effroi", qui fait référence et autorité en la matière. Mieux encore, pour le Viagra, on n'aurait même pas pensé à l'inventer si cela avait été possible au début du siècle dernier. Encore une fois, je pense que sa création obéit à une logique consumériste. De tout temps, il y a toujours eu des hommes impuissants.

 

Bastide Bordeaux : - Oui , c'est vrai. Mais est-ce si nouveau que cette fascination cesse au bout de quelques temps ? Je serais curieuse de savoir si les femmes, il y a 50 ou 60 ans avaient pu choisir leur compagnon  (certaines le choisissaient vraiment), si elles auraient connu le même désintérêt au bout de plusieurs années voire décennies.

Olivier Walmacq : - Excellente question, terriblement complexe parce qu'elle pose d'autres questions... Tout d'abord, le mariage "d'amour" est une notion assez récente. Hommes et femmes ne se mariaient pas uniquement au nom de l'amour et du bonheur, nouvelles doxa dominantes de notre époque actuelle qui nous vend le mythe du couple heureux à tous crins. C'est amusant, mais je le constate encore quand je tombe sur l'émission "L'amour est dans le pré". Les agriculteurs ne choisissent pas exclusivement leur futur compagne sur des critères de séduction et de béauté.
Ils veulent aussi une travailleuse qui soit capable de l'aider et de besogner sur l'exploitation. Là encore, ce choix, tout à fait logique, répond lui aussi à une vérité ancestrale. Les femmes ont toujours travaillé. Autrement dit, un couple est aussi la pièce angulaire de deux sensibilités (féminité et masculinité) qui se rencontrent et sont complémentaires. Mais à travers l'histoire de l'Humanité, hommes et femmes sont aussi dans une lutte pour le pouvoir, dynamique essentielle du couple. Or aujourd'hui, nous n'acceptons plus cette lutte pour le pouvoir. Nous ne voulons plus être frustrés au nom de nos propres caprices.

 

Bastide Bordeaux : - Autre question : la femme a besoin d'être fascinée, ok je comprends très bien, j'acquiesce même si  j'ai des questions sur le fait qu'il soit nouveau qu'elle ne soit plus fascinée après un moment ... Bon, mais l'homme, qu'est-ce qui le rendrait impuissant plus fréquemment aujourd'hui qu'avant ? Le regard de sa femme ? Son manque de fascination ? De quoi a-t-il besoin lui, quand elle a besoin d'être fascinée ?

Olivier Walmacq : - Pour les trois premières questions, ce sont plusieurs éléments qui se juxtaposent. Je pense, mais je l'avais déjà souligné dans un précédent artitcle ("Les hommes sont devenus des femmes comme les autres"), que la Première Guerre Mondiale a joué un rôle prépondérant dans cette dévirilisation. Premier constat : entre 1914-1918, ce sont tous les hommes qui sont sommés de partir au front. Ils vivent comme des rats et meurent de façon lamentable dans les tranchées, la puanteur et la boue. Symboliquement, l'homme n'est plus debout mais avachi. Il est assoiffé, affamé et angoissé par la terreur et la mort. D'ailleurs, à la fin de la première guerre, le slogan "Plus jamais ça" (comprenez "plus jamais l'homme") apparaît. Ce n'est pas un hasard, je pense. D'autant plus que parallèlement, le mouvement féministe, Les Garçonnes, se crée en réponse à cette décripitude. 
En outre, en plus de cette guerre qui a détruit et massacré la grande majorité des hommes (aussi appelée La guerre des Poilus, pas un hasard non plus...), il y a aussi l'apogée du capitalisme. Dans un premier temps, ce capitalisme transforme l'homme en producteur. Ensuite, quand il n'a plus besoin de producteurs en Occident, il lui faut des consommateurs. Or, la plus grande consommatrice, c'est la femme. Donc pour amasser de plus en plus de profit, il faut transformer l'homme en seconde femme. Par conséquent, il faut le castrer et le déviriliser. C'est aussi dans cette logique consumériste que s'inscrit par exemple le Viagra.
Pour répondre à la dernière question ("De quoi a t- il besoin lui, quand elle a besoin d'être fascinée ?"), je pense que ce ne sont pas les femmes qui sont responsables de cette dévirilisation, mais justement les hommes qui sont devenus de grands irresponsables, voire quasiment les nouveaux enfants de leur propre femme. Je suis toujours effaré d'entendre une femme déclarer à propos de son mari : "Je n'ai pas deux, mais trois enfants. Le troisième c'est mon époux !".
C'est amusant parce que justement je pense qu'avant, les hommes n'étaient pas forcément plus puissants sexuellement qu'aujourd'hui. Cela n'aurait aucun sens d'affirmer cela. Mais je pense que cette virilité repose aussi sur des notions de confiance, d'honnêteté et de réassurance. Or, je suis persuadé qu'une femme ne veut pas d'un mari qui soit un nouvel enfant, une sorte d'être capricieux et immature, mais plutôt (et encore une fois) quelqu'un qui soit debout (phallus-fascinus), parce qu'elle sait qu'elle peut compter sur lui et qu'il pourra assurer la pérennité de sa famille et de sa descendance.

 

Bastide Bordeaux : - Nouvelle question alors : pourquoi l'effroi ?

Olivier Walmacq : - Parce qu'encore une fois, ce qui terrifie l'homme c'est de perdre le phallus-fascinus, justement de ne plus désirer sa femme, de ne plus bander, donc de ne plus être ce transgresseur, ce prédateur et donc ce pourvoyeur. C'est aussi pour cette raison (mais il faudrait largement développer) que le sexe est aussi associé à la mort. Comme un symbole, l'orgasme est aussi appelé la petite mort. Encore une fois, les mots ont un sens.

 

Bastide Bordeaux : - Mais les gens se choisissent aussi sur des critères physiques, et même s'ils ne changent pas physiquement, la fascination ne dure qu'un temps. Passion et fascination, pour vous c'est pareil ?

Olivier Walmacq : - En tout cas, elles sont à la fois différentes et intimement liées. Tout comme l'amour, je pense qu'il existe une fascination-passion et une fascination-construction. Si vous le souhaitez, je peux développer...

 

Bastide Bordeaux : - Oui, je veux bien que vous développiez !

Olivier Walmacq : - En fait, il y a tout d'abord la fascination physique qui est en fait une fascination chimique (si vous avez lu "Le parfum", le livre explique très bien cette odeur lancinante et irréfragable). Cette fascination-passion est aussi éphémère. Au fil des années, elle se délite : la seule question, c'est comment le couple va réussir à surmonter les conflits et les problèmes (nombreux) qui vont émailler leur relation et qui vont mettre en évidence leurs différences.
En réalité, leur succès va surtout se situer dans l'acceptation de ces mêmes différences et oppositions. Donc finalement, cela se traduit par l'acceptation de leur complémentarité homme/femme. Malgré leurs divergences, ils ont accepté
 cette lutte pour le pouvoir, dynamique essentielle du couple, et finalement la pierre angulaire (et complexe) de cette conjugaison entre masculinité et féminité. Cela pourrait presque se résumer ainsi : "Bien que mon homme soit très différent, je l'aime quand même car je sais que je peux compter sur lui". Autrement dit, elle est fascinée par cet homme qui reste debout (donc honnête et rassurant) malgré les épreuves et leurs différences. C'est la fascination-construction.

 

Bastide Bordeaux : - Alors cette femme dont il est question dans votre article, elle n'a pas pu construire avec un homme "debout" une fois passée la passion éphémère ?

Olivier Walmacq : - Exactement, mais c'est aussi plus complexe que ça, parce que parallèlement à ce phallus-fascinus, le capitalisme nous vend du bonheur et de l'amour à tous crins pour nous transformer en super consommateurs capricieux. C'est la raison pour laquelle on se quitte essentiellement aujourd'hui pour des raisons de plus en plus nombrilistes, souvent au nom de la différence. Alors que justement la réussite tient sur cette juxtaposition et complémentarité entre ces mêmes différences.

 

Bastide Bordeaux : - Pourtant beaucoup de femmes éprouvent  du désir pour des hommes sur qui elles ne peuvent pas compter ... C'est là que commence une autre dimension ?

Olivier Walmacq : - Encore une question difficile qui permet de poursuivre le débat. Je pense qu'une femme aura du mal (sur la durée) à désirer un homme sur qui elle ne peut pas compter. Votre exemple illustre bien la fascination-passion, à savoir cette odeur naturelle et incontrôlable qui nous envahit quelques temps (maximum 3 trois ans mais c'est très variable selon les individus), et qui explique que nous sommes prêts à tout accepter de l'autre pendant (encore une fois) un certain temps. Mais il y a l'après, donc la fascination construction. En gros est-ce que le phallus va devenir fascinus ? On en revient toujours au même.

 

Bastide Bordeaux : - Et là je pense entre autres à : "Les hommes cruels ne courent pas les rues " de K. Pancol, fiction certes mais ...

Olivier Walmacq : - C'est aussi la raison pour laquelle, je pense, les dictateurs sont des hommes à femmes, bien qu'ils soient cruels et barbares (et par ailleurs souvent disgrâcieux).